{"id":2920,"date":"2026-04-02T11:31:32","date_gmt":"2026-04-02T09:31:32","guid":{"rendered":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/?p=2920"},"modified":"2026-04-02T14:02:38","modified_gmt":"2026-04-02T12:02:38","slug":"michel-bernard-2","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2026\/04\/02\/michel-bernard-2\/","title":{"rendered":"Michel BERNARD"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading alignfull has-text-align-center\"><strong>Si l\u2019on ne pr\u00e9sente plus Michel Bernard, dont de nombreux romans rel\u00e8vent du tout meilleur de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise, il faut dire combien son dernier livre \u00ab&nbsp;<em>L\u2019Automne d\u2019Andr\u00e9 Derain<\/em>&nbsp;\u00bb s\u2019aventure sur un territoire davantage escarp\u00e9 et probl\u00e9matique que ses grands textes m\u00e9morables sur Claude Monet (\u00ab&nbsp;<em>Deux remords de Claude Monet<\/em>&nbsp;\u00bb, 2016), Auguste Rodin (\u00ab&nbsp;<em>Les Bourgeois de Calais<\/em>\u00bb, 2021), ou encore Jeanne d\u2019Arc (\u00ab&nbsp;<em>Le bon c\u0153ur<\/em>&nbsp;\u00bb, 2018)<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"211\" height=\"300\" src=\"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/IMG_20260309_0003-211x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2926\" srcset=\"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/IMG_20260309_0003-211x300.jpg 211w, http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/IMG_20260309_0003-720x1024.jpg 720w, http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/IMG_20260309_0003-768x1093.jpg 768w, http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/IMG_20260309_0003-1080x1536.jpg 1080w, http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/IMG_20260309_0003-1440x2048.jpg 1440w, http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/IMG_20260309_0003.jpg 1704w\" sizes=\"auto, (max-width: 211px) 100vw, 211px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Il s\u2019agit en effet cette fois de s\u2019attacher \u00e0 l\u2019itin\u00e9raire d\u2019un personnage pour le moins ambigu dans l\u2019histoire de la culture fran\u00e7aise du XX\u00e8me si\u00e8cle, le peintre Andr\u00e9 Derain, fondateur du fauvisme et cr\u00e9ateur de certaines des \u0153uvres les plus importantes du mouvement. Qui fut \u00e9galement graveur, illustrateur, sculpteur, peintre de d\u00e9cors et costumes. Et s\u2019\u00e9tait retrouv\u00e9 mis en cause \u00e0 la Lib\u00e9ration pour faits de collaboration. Outre des relations pour le moins ambig\u00fces avec l\u2019occupant, il avait surtout pris part en octobre 1941au voyage officiel d\u2019artistes fran\u00e7ais en Allemagne organis\u00e9 par le sculpteur Arno Breker et Otto Abetz, ambassadeur en France du Troisi\u00e8me Reich. Cela avait dur\u00e9 deux semaines, de Munich \u00e0 Vienne, Nuremberg, Dresde et Berlin. C\u2019est donc \u00e0 cette figure de la modernit\u00e9 picturale embarqu\u00e9e un soir d\u2019automne, gare de l\u2019Est (\u00ab&nbsp;<em>Ils sont venus le prendre tout \u00e0 l\u2019heure dans son atelier, rue d\u2019Assas, avec ce v\u00e9hicule de r\u00e9quisition<\/em>&nbsp;\u00bb), dans un train en direction de Munich, l\u00e0-m\u00eame o\u00f9 s\u2019\u00e9tait tenue en 1937 l\u2019exposition sur <em>l\u2019art d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9<\/em> organis\u00e9e par Goebbels et le parti nazi, que Michel Bernard consacre ce nouveau texte port\u00e9 \u00e0 parts \u00e9gales par la pr\u00e9cision historique, la sensibilit\u00e9 et la lucidit\u00e9 extr\u00eames qu\u2019on lui conna\u00eet.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Initiateur reconnu sur le plan artistique, mais aussi figure de proue de la mondanit\u00e9 et du parisianisme<\/strong><\/h4>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Le roman s\u2019ouvre sur une soir\u00e9e de l\u2019hiver 1925 dans un appartement de la tr\u00e8s chic avenue de Messine \u00e0 Paris. &nbsp;Le marchand d\u2019art Paul Guillaume re\u00e7oit. Cet \u00ab&nbsp;<em>ancien employ\u00e9 d\u2019un garage de Montmartre<\/em>&nbsp;\u00bb a convi\u00e9 le gratin artistique et litt\u00e9raire du moment. Picasso, Vlaminck, Van Dongen,&nbsp;Soutine, Utrillo, Marie Laurencin pour la peinture. Breton, Aragon, Drieu la Rochelle, Max Jacob, Delteil, Morand, Clara Malraux pour la litt\u00e9rature. La conversation s\u2019interrompt quand se fait entendre le rugissement d\u2019une puissante voiture de sport, une Bugatti type 35. Son conducteur fait bient\u00f4t son entr\u00e9e et se dirige tout droit vers une grande huile sur toile de forme carr\u00e9e accroch\u00e9e entre la fen\u00eatre et la chemin\u00e9e de l\u2019immense salon&nbsp;: \u00ab&nbsp;<strong><em>Arlequin et Pierrot<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb, une commande de Paul Guillaume livr\u00e9e par Derain quelques mois auparavant. Cette entame du roman, d\u2019une \u00e9criture superbement \u00e9vocatrice, non seulement donne \u00e0 \u00e9prouver l\u2019ambiance m\u00e9lang\u00e9e de cr\u00e9ativit\u00e9&nbsp;et de snobisme des <em>Ann\u00e9es Folles<\/em>, mais fait imm\u00e9diatement ressortir la position double que tient alors Andr\u00e9 Derain&nbsp;: initiateur reconnu sur le plan artistique, mais aussi figure de proue de la mondanit\u00e9 et du parisianisme. Le peintre de Chambourcy ne sait pas encore qu\u2019il est en train de vivre sa plus belle saison. Celles qui suivront seront pour lui d\u2019une tout autre nature.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Derain, auparavant si lanc\u00e9 dans l\u2019avant-garde artistique et la soci\u00e9t\u00e9 mondaine, se per\u00e7ut doublement comme un homme du pass\u00e9<\/strong><\/h4>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Apr\u00e8s deux premi\u00e8res parties centr\u00e9es sur la r\u00e9ception de l\u2019hiver 1925 et le d\u00e9part d\u2019octobre 1941 pour Munich, Michel Bernard \u00e9voque le retour \u00e0 Paris en novembre puis le printemps1945. C\u2019est que la participation \u00e0 la tourn\u00e9e organis\u00e9e par la propagande nazie a vite \u00e9t\u00e9 per\u00e7ue comme une maladresse par le peintre. N\u2019avait-il pas trop facilement c\u00e9d\u00e9 aux insistantes invitations de la <em>Propagandastaffel<\/em> en \u00e9change d\u2019une promesse de lib\u00e9ration de prisonniers de guerre&nbsp;qui ne fut \u00e9videmment jamais tenue&nbsp;? On pourrait s\u2019interroger sur un march\u00e9 de dupes dont il fut la victime certainement consentante, si l\u2019on en juge par ses relations plut\u00f4t am\u00e8nes avec l\u2019occupant. Il reste que l\u2019ancien combattant de 1914-1918, \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 de Vlaminck, son compagnon de couchette dans le train, se percevait dans une contradiction certaine. Sans aller jusqu\u2019\u00e0 la compromission consciemment assum\u00e9e par ce dernier. Puis il y eut la Lib\u00e9ration et le dessillement qui s\u2019ensuivit&nbsp;: la m\u00e9moire du peintre s\u2019ouvrit \u00ab&nbsp;<em>sur des arri\u00e8re-plans sinistres<\/em>.&nbsp;\u00bb. D\u2019un coup Derain, auparavant si lanc\u00e9 dans l\u2019avant-garde artistique et la soci\u00e9t\u00e9 mondaine, se per\u00e7ut doublement comme un homme du pass\u00e9. Il n\u2019avait pas imagin\u00e9 que son compagnonnage avec l\u2019occupant l\u2019e\u00fbt de fait inscrit \u00e0 rebours de l\u2019histoire en train de s\u2019\u00e9crire. De la m\u00eame fa\u00e7on qu\u2019il lui fallut bient\u00f4t constater combien sa peinture soudain datait, lui qui \u00ab&nbsp;<em>s\u2019\u00e9tait attach\u00e9 \u00e0 la figuration, aux corps des femmes, aux visages, aux objets dont s\u2019entoure l\u2019humanit\u00e9, aux paysages<\/em>.&nbsp;\u00bb L\u2019\u00e9poque \u00e9tait \u00e0 de nouvelles pratiques de la peinture, aux antipodes de son propre art figuratif. Quelque chose de semblable se produisait dans la litt\u00e9rature.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>La preuve tangible qu\u2019un travail int\u00e9rieur s\u2019\u00e9tait op\u00e9r\u00e9 en l\u2019artiste <\/strong><\/h4>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Les pages ultimes de \u00ab&nbsp;<strong><em>L\u2019Automne d\u2019Andr\u00e9 Derain<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb sont simplement bouleversantes. A l\u2019h\u00f4tel Lutetia le flot des d\u00e9port\u00e9s s\u2019est maintenant tari. Une commission d\u2019\u00e9puration est \u00e0 l\u2019\u0153uvre. Derain d\u00e9couvre enfin combien le voyage de 1941 ne fut pas per\u00e7u comme une maladresse d\u2019artiste, mais comme un acte de collaboration. Michel Bernard le repr\u00e9sente parcourant, dans une sensation de totale solitude, les rues de Montparnasse dont on avait dit qu\u2019il \u00e9tait le roi. S\u2019il \u00e9chappe \u00e0 une condamnation, c\u2019est que Picasso et Aragon sont \u00e0 la man\u0153uvre. Outre leur ancienne proximit\u00e9, ils s\u2019int\u00e9ressent \u00e0 plus coupable que lui. Le romancier d\u00e9m\u00eale avec une infinie d\u00e9licatesse ce qui se joue dans cette p\u00e9riode complexe. En 1976, Derain \u00e9tait mort depuis vingt-deux ans, les collectionneurs Pierre et Denise L\u00e9vy faisaient don \u00e0 l\u2019Etat d\u2019un \u00ab&nbsp;<em>ensemble d\u2019\u0153uvres d\u2019Andr\u00e9 Derain parmi les plus importants au monde<\/em>&nbsp;\u00bb, qui serait ensuite pr\u00e9sent\u00e9 au mus\u00e9e d\u2019Art moderne de Troyes. Dans la derni\u00e8re salle, un tableau non dat\u00e9 retient particuli\u00e8rement l\u2019attention&nbsp;: dans des couleurs ternes un visage de femme aux traits \u00e9maci\u00e9s et au regard fixe. On le retrouve \u00e0 la toute derni\u00e8re page du livre. Son titre ne laisse place \u00e0 aucune ambigu\u00eft\u00e9. Pour le romancier il est la preuve tangible qu\u2019un travail int\u00e9rieur s\u2019\u00e9tait op\u00e9r\u00e9 en l\u2019artiste depuis le retour du funeste voyage. Sans conteste c\u2019est un nouveau texte majeur que Michel Bernard nous donne aujourd\u2019hui \u00e0 lire. Pr\u00e9cis et savant, sensible et subtil, et surtout s\u2019affrontant de passionnante mani\u00e8re \u00e0 un sujet qui ne cesse pas de rester douloureux.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;<strong><em>L\u2019Automne d\u2019Andr\u00e9 Derain<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb de Michel Bernard, Les Belles Lettres, 180 pages, 21,50 \u20ac<\/h5>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">02\/04\/2026 \u2013 1780 \u2013 W160<\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si l\u2019on ne pr\u00e9sente plus Michel Bernard, dont de nombreux romans rel\u00e8vent du tout meilleur de la litt\u00e9rature fran\u00e7aise, il faut dire combien son dernier livre \u00ab&nbsp;L\u2019Automne d\u2019Andr\u00e9 Derain&nbsp;\u00bb s\u2019aventure sur un territoire davantage escarp\u00e9 et probl\u00e9matique que ses grands textes m\u00e9morables sur Claude Monet (\u00ab&nbsp;Deux remords de Claude Monet&nbsp;\u00bb, 2016), Auguste Rodin (\u00ab&nbsp;Les Bourgeois [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_eb_attr":"","footnotes":""},"categories":[113],"tags":[150],"class_list":["post-2920","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-roman","tag-grand-artiste-et-collabo"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.6 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Michel BERNARD - Blog de Jean-Claude Lebrun<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"Un grand artiste qui finit \u00e0 rebours de l&#039;Histoire dans sa pratique comme dans ses id\u00e9es\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2026\/04\/02\/michel-bernard-2\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Michel BERNARD - Blog de Jean-Claude Lebrun\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Un grand artiste qui finit \u00e0 rebours de l&#039;Histoire dans sa pratique comme dans ses id\u00e9es\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2026\/04\/02\/michel-bernard-2\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Blog de Jean-Claude Lebrun\" \/>\n<meta property=\"article:author\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/jeanclaude.lebrun.9\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2026-04-02T09:31:32+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2026-04-02T12:02:38+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/IMG_20260309_0003-211x300.jpg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"jclebrun\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"jclebrun\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"6 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2026\\\/04\\\/02\\\/michel-bernard-2\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2026\\\/04\\\/02\\\/michel-bernard-2\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"jclebrun\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/cdba083ef40db3843f5e37b6c8740865\"},\"headline\":\"Michel BERNARD\",\"datePublished\":\"2026-04-02T09:31:32+00:00\",\"dateModified\":\"2026-04-02T12:02:38+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2026\\\/04\\\/02\\\/michel-bernard-2\\\/\"},\"wordCount\":1229,\"commentCount\":2,\"publisher\":{\"@id\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/#organization\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2026\\\/04\\\/02\\\/michel-bernard-2\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/04\\\/IMG_20260309_0003-211x300.jpg\",\"keywords\":[\"Grand artiste et collabo\"],\"articleSection\":[\"Roman\"],\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2026\\\/04\\\/02\\\/michel-bernard-2\\\/#respond\"]}]},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2026\\\/04\\\/02\\\/michel-bernard-2\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2026\\\/04\\\/02\\\/michel-bernard-2\\\/\",\"name\":\"Michel BERNARD - Blog de Jean-Claude Lebrun\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2026\\\/04\\\/02\\\/michel-bernard-2\\\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2026\\\/04\\\/02\\\/michel-bernard-2\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/04\\\/IMG_20260309_0003-211x300.jpg\",\"datePublished\":\"2026-04-02T09:31:32+00:00\",\"dateModified\":\"2026-04-02T12:02:38+00:00\",\"description\":\"Un grand artiste qui finit \u00e0 rebours de l'Histoire dans sa pratique comme dans ses id\u00e9es\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2026\\\/04\\\/02\\\/michel-bernard-2\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2026\\\/04\\\/02\\\/michel-bernard-2\\\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2026\\\/04\\\/02\\\/michel-bernard-2\\\/#primaryimage\",\"url\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/04\\\/IMG_20260309_0003.jpg\",\"contentUrl\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2026\\\/04\\\/IMG_20260309_0003.jpg\",\"width\":1704,\"height\":2424},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2026\\\/04\\\/02\\\/michel-bernard-2\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Michel BERNARD\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/#website\",\"url\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/\",\"name\":\"Territoires romanesques 2023\",\"description\":\"Un site de critique litt\u00e9raire, par un chroniqueur laur\u00e9at de l&#039;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, utilisant WordPress\",\"publisher\":{\"@id\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/#organization\",\"name\":\"Territoires romanesques 2023\",\"alternateName\":\"Site de critique litt\u00e9raire\",\"url\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2022\\\/05\\\/IMG_1446.jpg\",\"contentUrl\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2022\\\/05\\\/IMG_1446.jpg\",\"width\":320,\"height\":240,\"caption\":\"Territoires romanesques 2023\"},\"image\":{\"@id\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/cdba083ef40db3843f5e37b6c8740865\",\"name\":\"jclebrun\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/118dbfb0f4a9d8a96bc1b427f2631f2959b7cfb096d21557bc3878701c80e534?s=96&d=mm&r=g\",\"url\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/118dbfb0f4a9d8a96bc1b427f2631f2959b7cfb096d21557bc3878701c80e534?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/118dbfb0f4a9d8a96bc1b427f2631f2959b7cfb096d21557bc3878701c80e534?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"jclebrun\"},\"description\":\"Chroniqueur litt\u00e9raire \u00e0 L'Humanit\u00e9 (1992-2022) Prix de la critique de l'Acad\u00e9mie fran\u00e7aise (2000)\",\"sameAs\":[\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\",\"https:\\\/\\\/www.facebook.com\\\/jeanclaude.lebrun.9\",\"https:\\\/\\\/fr.wikipedia.org\\\/wiki\\\/Jean-Claude_Lebrun\"],\"url\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/author\\\/jclebrun\\\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Michel BERNARD - Blog de Jean-Claude Lebrun","description":"Un grand artiste qui finit \u00e0 rebours de l'Histoire dans sa pratique comme dans ses id\u00e9es","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2026\/04\/02\/michel-bernard-2\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Michel BERNARD - Blog de Jean-Claude Lebrun","og_description":"Un grand artiste qui finit \u00e0 rebours de l'Histoire dans sa pratique comme dans ses id\u00e9es","og_url":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2026\/04\/02\/michel-bernard-2\/","og_site_name":"Blog de Jean-Claude Lebrun","article_author":"https:\/\/www.facebook.com\/jeanclaude.lebrun.9","article_published_time":"2026-04-02T09:31:32+00:00","article_modified_time":"2026-04-02T12:02:38+00:00","og_image":[{"url":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/IMG_20260309_0003-211x300.jpg","type":"","width":"","height":""}],"author":"jclebrun","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"jclebrun","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"6 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2026\/04\/02\/michel-bernard-2\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2026\/04\/02\/michel-bernard-2\/"},"author":{"name":"jclebrun","@id":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/#\/schema\/person\/cdba083ef40db3843f5e37b6c8740865"},"headline":"Michel BERNARD","datePublished":"2026-04-02T09:31:32+00:00","dateModified":"2026-04-02T12:02:38+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2026\/04\/02\/michel-bernard-2\/"},"wordCount":1229,"commentCount":2,"publisher":{"@id":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/#organization"},"image":{"@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2026\/04\/02\/michel-bernard-2\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/IMG_20260309_0003-211x300.jpg","keywords":["Grand artiste et collabo"],"articleSection":["Roman"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2026\/04\/02\/michel-bernard-2\/#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2026\/04\/02\/michel-bernard-2\/","url":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2026\/04\/02\/michel-bernard-2\/","name":"Michel BERNARD - Blog de Jean-Claude Lebrun","isPartOf":{"@id":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2026\/04\/02\/michel-bernard-2\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2026\/04\/02\/michel-bernard-2\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/IMG_20260309_0003-211x300.jpg","datePublished":"2026-04-02T09:31:32+00:00","dateModified":"2026-04-02T12:02:38+00:00","description":"Un grand artiste qui finit \u00e0 rebours de l'Histoire dans sa pratique comme dans ses id\u00e9es","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2026\/04\/02\/michel-bernard-2\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2026\/04\/02\/michel-bernard-2\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2026\/04\/02\/michel-bernard-2\/#primaryimage","url":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/IMG_20260309_0003.jpg","contentUrl":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/IMG_20260309_0003.jpg","width":1704,"height":2424},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2026\/04\/02\/michel-bernard-2\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Michel BERNARD"}]},{"@type":"WebSite","@id":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/#website","url":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/","name":"Territoires romanesques 2023","description":"Un site de critique litt\u00e9raire, par un chroniqueur laur\u00e9at de l&#039;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, utilisant WordPress","publisher":{"@id":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/#organization","name":"Territoires romanesques 2023","alternateName":"Site de critique litt\u00e9raire","url":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/IMG_1446.jpg","contentUrl":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/IMG_1446.jpg","width":320,"height":240,"caption":"Territoires romanesques 2023"},"image":{"@id":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/#\/schema\/logo\/image\/"}},{"@type":"Person","@id":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/#\/schema\/person\/cdba083ef40db3843f5e37b6c8740865","name":"jclebrun","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/118dbfb0f4a9d8a96bc1b427f2631f2959b7cfb096d21557bc3878701c80e534?s=96&d=mm&r=g","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/118dbfb0f4a9d8a96bc1b427f2631f2959b7cfb096d21557bc3878701c80e534?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/118dbfb0f4a9d8a96bc1b427f2631f2959b7cfb096d21557bc3878701c80e534?s=96&d=mm&r=g","caption":"jclebrun"},"description":"Chroniqueur litt\u00e9raire \u00e0 L'Humanit\u00e9 (1992-2022) Prix de la critique de l'Acad\u00e9mie fran\u00e7aise (2000)","sameAs":["http:\/\/jclebrun.eu\/blog","https:\/\/www.facebook.com\/jeanclaude.lebrun.9","https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Jean-Claude_Lebrun"],"url":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/author\/jclebrun\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2920","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2920"}],"version-history":[{"count":4,"href":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2920\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2927,"href":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2920\/revisions\/2927"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2920"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2920"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2920"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}