{"id":1068,"date":"2023-03-14T14:06:16","date_gmt":"2023-03-14T13:06:16","guid":{"rendered":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/?p=1068"},"modified":"2023-03-15T15:56:17","modified_gmt":"2023-03-15T14:56:17","slug":"gilles-moraton","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2023\/03\/14\/gilles-moraton\/","title":{"rendered":"Gilles Moraton"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\"><strong><em>Gilles Moraton<\/em><\/strong><\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"alignfull has-text-align-center wp-block-heading\"><strong>Dans un saisissant retour sur juin 1940, l\u2019\u00e9crivain suit l\u2019itin\u00e9raire d\u2019un combattant en d\u00e9sh\u00e9rence, seul survivant de son unit\u00e9. Cette retraite lui en rappelle une autre, quelque temps plus t\u00f4t, \u00e0 l\u2019issue de ce qui \u00e9tait apparu comme une r\u00e9p\u00e9tition g\u00e9n\u00e9rale de la Seconde guerre mondiale<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/MORATON-705x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1070\" width=\"705\" height=\"1024\" srcset=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/MORATON-705x1024.jpg 705w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/MORATON-207x300.jpg 207w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/MORATON-768x1115.jpg 768w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/MORATON.jpg 828w\" sizes=\"auto, (max-width: 705px) 100vw, 705px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Cela commence en proximit\u00e9 avec \u00ab&nbsp;<strong>La Route des Flandres<\/strong>&nbsp;\u00bb, de Claude Simon, l\u2019un des grands romans de &nbsp;\u00ab&nbsp;<em>l\u2019\u00e9criture du d\u00e9sastre<\/em>&nbsp;\u00bb (voir Claude Pr\u00e9vost, \u00ab&nbsp;<strong>La Pens\u00e9e&nbsp;\u00bb<\/strong>, 1991) avec \u00ab&nbsp;<strong>Un balcon en for\u00eat<\/strong>&nbsp;\u00bb de Julien Gracq et \u00ab&nbsp;<strong>Les Communistes<\/strong>&nbsp;\u00bb d\u2019Aragon. En juin 1940, sur le front de &nbsp;l\u2019Aisne du c\u00f4t\u00e9 de Noyon, Paco vient de voir mourir Miguel et Jules, les deux camarades de r\u00e9giment en compagnie desquels il avait r\u00e9chapp\u00e9 \u00e0 l\u2019offensive allemande du 10 mai&nbsp;: l\u2019invasion des Pays-Bas, du Luxembourg, de la Belgique et l\u2019entr\u00e9e sur le territoire fran\u00e7ais. Dans ce qu\u2019on appellerait la \u00ab&nbsp;<em>Bataille de France<\/em>&nbsp;\u00bb, les lignes de d\u00e9fense se sont effondr\u00e9es sous la pouss\u00e9e nazie. D\u00e9sormais en arri\u00e8re des troupes ennemies qui continuent leur progression, Paco se d\u00e9barrasse de son fusil et quitte l\u2019uniforme endoss\u00e9 un an plus t\u00f4t, lorsqu\u2019il s\u2019\u00e9tait port\u00e9 engag\u00e9 volontaire. Puis il prend la direction du Sud, la r\u00e9gion de Narbonne, o\u00f9 il travaillait depuis quatre ans comme ouvrier agricole. Sa fianc\u00e9e Margot l\u2019y attend. Plus de huit cents kilom\u00e8tres d\u2019une longue marche en perspective. Il n\u2019a sur lui pour toute ressource que les dix-huit cigarettes de son dernier paquet, dont le d\u00e9compte va rythmer son \u00e9quip\u00e9e. Pendant ce p\u00e9riple en permanence sem\u00e9 d\u2019emb\u00fbches le pr\u00e9sent cataclysmique et un pass\u00e9 non moins douloureux ne vont cesser de s\u2019entrem\u00ealer. En un r\u00e9cit prenant et d\u00e9licat,&nbsp; dans l\u2019ombre tut\u00e9laire du triptyque de \u00ab&nbsp;<em>l\u2019\u00e9criture du d\u00e9sastre<\/em>.&nbsp;\u00bb<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>A travers tout cela, c\u2019est la violence politique et sociale d\u2019une \u00e9poque de tension extr\u00eame qui se donne ici \u00e0 voir<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Pour Paco, c\u2019est une d\u00e9b\u00e2cle qui se r\u00e9p\u00e8te, \u00e0 un peu plus d\u2019un an d\u2019\u00e9cart. En avril 1939, des dizaines de milliers de &nbsp;combattants r\u00e9publicains espagnols et internationalistes fuyaient en effet devant l\u2019avanc\u00e9e des troupes franquistes et gagnaient la France. Paco, ouvrier agricole communiste espagnol, y \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 install\u00e9, non loin de la fronti\u00e8re. Il&nbsp; avait \u00e9t\u00e9 naturalis\u00e9. En compagnie d\u2019autres \u00e9migr\u00e9s, il avait apport\u00e9 son aide aux vaincus de la guerre d\u2019Espagne&nbsp;: il ne s\u2019\u00e9tait \u00e9videmment pas d\u00e9pouill\u00e9 de son propre pass\u00e9 de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9 des Pyr\u00e9n\u00e9es. Celui-ci ne cesse d\u2019ailleurs d\u2019alimenter ses pens\u00e9es, alors qu\u2019il doit affronter les dangers d\u2019un parcours \u00e0 tr\u00e8s haut risque, sous la constante menace des troupes d\u2019invasion qui progressent vers le Sud. Gilles Moraton, qui vit lui-m\u00eame pr\u00e8s de B\u00e9ziers, restitue magistralement les p\u00e9rip\u00e9ties de son \u00e9quip\u00e9e, accompagn\u00e9es d\u2019une taraudante remont\u00e9e de souvenirs. Ceux de la retraite et de l\u2019exode, ins\u00e9parables des conflits mortif\u00e8res au sein du camp r\u00e9publicain, caus\u00e9s par le dogmatisme criminel de Staline face aux provocations maximalistes des anarchistes du POUM. Comme ceux de vrais moments de partage et de fraternit\u00e9, dans une lutte qu\u2019il avait engag\u00e9e, avec d\u2019autres ouvriers agricoles, contre le baron propri\u00e9taire de l\u2019exploitation viticole dans laquelle il travaillait. A travers tout cela, c\u2019est la violence politique et sociale d\u2019une \u00e9poque de tension extr\u00eame qui se donne ici \u00e0 voir. R\u00e9trospectivement douloureuse et bouleversante. Explor\u00e9e avec une enviable sensibilit\u00e9 par le romancier, qui ne laisse cependant jamais le noir envahir compl\u00e8tement son tableau.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Gilles Moraton \u00e9voque superbement ce temps chahut\u00e9, dans son r\u00e9cit aux facettes savamment imbriqu\u00e9e<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Tandis que l\u2019envahisseur s\u2019enfonce toujours plus profond \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du pays et que P\u00e9tain s\u2019appr\u00eate \u00e0 signer l\u2019armistice du 22 juin, Paco avance sur des chemins de traverse, observe au loin les blind\u00e9s, entend le grondement des bombardements, et aper\u00e7oit un jour, quelque part entre Troyes et Auxerre, une ferme isol\u00e9e salvatrice. Une jeune femme, Jeanne, y habite avec son chien, elle ignore o\u00f9 se trouve son mari. Trois jours durant, dans une proximit\u00e9 \u00e0 la fois br\u00fblante et chaste, ils vont vivre une \u00e9tonnante parenth\u00e8se au c\u0153ur de la guerre. Apr\u00e8s les drames de toutes sortes, cette pause quasi \u00e9l\u00e9giaque. Gilles Moraton \u00e9voque superbement ce temps chahut\u00e9, dans son r\u00e9cit aux facettes savamment imbriqu\u00e9es. L\u2019avant-guerre, l\u2019Espagne, la France, les conflits sociaux, les d\u00e9chirures et les proc\u00e8s politiques, la mobilisation, l\u2019invasion allemande\u2026 Rien n\u2019\u00e9chappe \u00e0 son regard, y compris l\u2019exclusion provisoire du PCF, au retour de Paco chez lui, en zone libre&nbsp;: accus\u00e9 d\u2019avoir d\u00e9sert\u00e9 et abandonn\u00e9 une arme utile pour la r\u00e9sistance \u00e0 venir. C\u2019est le tout d\u2019un monde qui se trouve &nbsp;repr\u00e9sent\u00e9, dans le flux de ce roman ne dissimulant pas son engagement.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;<strong>Pas la d\u00e9faite<\/strong>&nbsp;\u00bb, de Gilles Moraton, Editions Maurice Nadeau, 240 pages, 18 \u20ac<\/h5>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">16\/03\/2023 \u2013 1650 \u2013 W31<\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gilles Moraton Dans un saisissant retour sur juin 1940, l\u2019\u00e9crivain suit l\u2019itin\u00e9raire d\u2019un combattant en d\u00e9sh\u00e9rence, seul survivant de son unit\u00e9. 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