{"id":1388,"date":"2023-09-18T14:56:56","date_gmt":"2023-09-18T12:56:56","guid":{"rendered":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/?p=1388"},"modified":"2023-09-19T16:20:28","modified_gmt":"2023-09-19T14:20:28","slug":"rachid-benzine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2023\/09\/18\/rachid-benzine\/","title":{"rendered":"Rachid Benzine"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading alignfull has-text-align-center\"><strong>C\u2019est l\u2019un des livres forts de l\u2019automne litt\u00e9raire. D\u2019une \u00e9paisseur modeste par rapport \u00e0 la plupart des ouvrages qui monopolisent les lumi\u00e8res m\u00e9diatiques, il d\u00e9ploie une richesse autrement consistante sans jamais ali\u00e9ner sa bouleversante simplicit\u00e9. Peut-\u00eatre parce qu\u2019on y sent passer la vraie vie, sans fard ni superlatif. Celle d\u2019un p\u00e8re dont le fils avait fait un jour l\u2019ahurissante d\u00e9couverte. Pour cela il avait fallu que la mort passe<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"708\" height=\"1024\" src=\"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/RACHID-708x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1392\" srcset=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/RACHID-708x1024.jpg 708w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/RACHID-208x300.jpg 208w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/RACHID.jpg 725w\" sizes=\"auto, (max-width: 708px) 100vw, 708px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Sur la page pr\u00e9c\u00e9dant la phrase de Paul Auster plac\u00e9e en \u00e9pigraphe (\u00ab&nbsp;<em>Le silence oblit\u00e8re tout<\/em>&nbsp;\u00bb), Rachid Benzine d\u00e9signe les d\u00e9dicataires de son roman&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>A mon p\u00e8re, Hadj Driss Benzine, Pour eux<\/em>.&nbsp;\u00bb Une mani\u00e8re de circonscrire le double objectif de son propos&nbsp;: faire front \u00e0 l\u2019oubli, rendre hommage \u00e0 ce p\u00e8re et \u00e0 ceux de sa g\u00e9n\u00e9ration. Si celui qui ici raconte se pr\u00e9sente comme un musicien classique, il ne fait gu\u00e8re de doute que son r\u00e9cit emprunte beaucoup \u00e0 la propre histoire familiale de Rachid Benzine. Manifestement une fa\u00e7on pour le romancier de maintenir \u00e0 distance le surcro\u00eet d\u2019\u00e9motion qui tout du long affleure. Cela avait commenc\u00e9 par les insistants SMS d\u2019une de ses s\u0153urs, auxquels il n\u2019avait r\u00e9pondu qu\u2019\u00e0 la fin du r\u00e9cital qu\u2019il donnait ce jour-l\u00e0 dans une ville d\u2019Europe&nbsp;: leur p\u00e8re venait de mourir. Depuis vingt-deux ans il ne l\u2019avait plus revu. Non pas f\u00e2ch\u00e9 avec lui, mais d\u00e9termin\u00e9 \u00e0 fuir l\u2019obstin\u00e9 silence et l\u2019apparente inertie de celui qui ne quittait jamais son fauteuil, au onzi\u00e8me \u00e9tage de leur immeuble d\u2019une cit\u00e9 de Trappes. M\u00eame cette image n\u2019\u00e9tait plus pour lui qu\u2019 \u00ab&nbsp;<em>un lointain souvenir <\/em>\u00bb de l\u2019homme qui avait choisi le retrait et le mutisme, d\u00e9l\u00e9guant \u00e0 son \u00e9pouse, du vivant de celle-ci, le minist\u00e8re de la parole. Ce qu\u2019il r\u00e9sume aujourd\u2019hui d\u2019une formule \u00e0 la fois critique et empathique : \u00ab&nbsp;<em>Mon p\u00e8re \u00e9tait un exil\u00e9<\/em>.&nbsp;\u00bb<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Celui qu\u2019il avait voulu effacer de sa m\u00e9moire se rappelait \u00e0 lui de la plus charnelle des fa\u00e7ons<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Le voici donc, c\u00e9dant \u00e0 ses s\u0153urs, de retour \u00e0 Trappes en plein milieu d\u2019une tourn\u00e9e de concerts, pour assister aux obs\u00e8ques. Et d\u2019embl\u00e9e invit\u00e9 par l\u2019imam \u00e0 effectuer la toilette mortuaire pour pr\u00e9parer la d\u00e9pouille \u00e0 l\u2019inhumation. Une \u00e9preuve pour lui, qui avait choisi l\u2019exil et l\u2019oubli, de devoir assumer ce devoir rituel. Mais depuis la mort accidentelle de son fr\u00e8re il \u00e9tait le seul gar\u00e7on de la famille. Rachid Benzine restitue avec infiniment de tact les moments &nbsp;de g\u00eane devant ce corps d\u00e9nud\u00e9, devenu \u00e9tranger, qu\u2019il lui faut toucher. Celui qu\u2019il avait voulu effacer de sa m\u00e9moire se rappelait \u00e0 lui de la plus charnelle des fa\u00e7ons. En pr\u00e9lude \u00e0 d\u2019autres chocs non moins troublants. A commencer par la surprenante pr\u00e9sence d\u2019une centaine de personnes \u00e0 l\u2019enterrement du solitaire. Cela avait continu\u00e9 quand il avait aid\u00e9 ses s\u0153urs \u00e0 vider l\u2019appartement familial. Il avait &nbsp;d\u00e9couvert une grosse enveloppe derri\u00e8re un carreau descell\u00e9 de la salle de bains, qui contenait une quarantaine de cassettes audio, dat\u00e9es et g\u00e9ographiquement localis\u00e9es&nbsp;: de stup\u00e9fiantes r\u00e9v\u00e9lations sur un pass\u00e9 qu\u2019il ignorait y avaient \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es, \u00e9nonc\u00e9es par une voix venue du pass\u00e9 et depuis longtemps oubli\u00e9e. Son p\u00e8re s\u2019y adressait \u00e0 son propre p\u00e8re rest\u00e9 lui-m\u00eame au Maroc. Usant de ce moyen moderne pour communiquer avec celui qui lisait difficilement. Un premier sujet de stup\u00e9faction pour son pianiste de fils. D\u2019autres allaient suivre au fil du d\u00e9videment des cassettes. Qui cadraient de moins en moins avec son image de l\u2019exil\u00e9 hors sol.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p>Une prise de conscience longtemps brouill\u00e9e par leur statut de parias et l\u2019animosit\u00e9 ambiante<\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Si l\u2019\u00e9motion grandit \u00e0 mesure que surgit la vraie figure du p\u00e8re, c\u2019est qu\u2019\u00e0 travers elle c\u2019est tout un pan d\u2019une histoire ouvri\u00e8re des Trente glorieuses qui se donne \u00e0 reconna\u00eetre. Depuis le recrutement &nbsp;dans les ann\u00e9es 1960, par les Charbonnages de France, de jeunes hommes du sud marocain consid\u00e9r\u00e9s comme suffisamment \u00ab&nbsp;<em>travailleurs et dociles&nbsp;<\/em>\u00bb pour ne pas \u00eatre tent\u00e9s de regimber dans le \u00ab&nbsp;<em>bagne des houill\u00e8res<\/em>&nbsp;\u00bb du nord, jusqu\u2019\u00e0 leur entr\u00e9e dans les luttes sociales, au terme d\u2019une prise de conscience de classe longtemps brouill\u00e9e par leur statut de parias et l\u2019animosit\u00e9 ambiante&nbsp;: \u00e0 son arriv\u00e9e \u00e0 Lens, en 1965, le jeune Marocain ignorait qu\u2019on l\u2019avait fait venir pour briser une gr\u00e8ve des mineurs. De 1965 \u00e0 2000, de la mine de Lens \u00e0 une usine d\u2019Aubervilliers, puis \u00e0 Besan\u00e7on chez les Lip, il avait enregistr\u00e9 ces cassettes, telles des balises des \u00e9tapes marquantes de son parcours, en m\u00eame temps que des t\u00e9moignages de son attachement au pays et de son ingu\u00e9rissable nostalgie. Mais Rachid Benzine va plus loin, il s\u2019attache \u00e0 la totalit\u00e9 de la vie de ce p\u00e8re, \u00e0 ses attachements, ses amours et ses go\u00fbts. Il \u00e9voque aussi le poids de la tradition pour contrecarrer le mariage auquel il aspirait. C\u2019est un personnage compl\u00e8tement inattendu qui peu \u00e0 peu se r\u00e9v\u00e8le, certes toujours soumis \u00e0 distance aux injonctions familiales, mais plus encore vivant, engag\u00e9, moderne, secret admirateur du fils concertiste, sans commune mesure avec la figure mutique de la cit\u00e9 de Trappes. A des ann\u00e9es lumi\u00e8res de l\u2019exil\u00e9 en dehors du monde et du temps.<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Faisant donc une parenth\u00e8se dans sa tourn\u00e9e, le fils avait recueilli des t\u00e9moignages de connaissances et de proches encore vivants. Il avait ainsi appris que sa m\u00e8re tant ch\u00e9rie avait \u00e9t\u00e9 pour le d\u00e9funt une \u00ab<em>&nbsp;\u00e9pouse de compensation.<\/em>\u00bb Avec une infinie subtilit\u00e9 Rachid Benzine fait ainsi ressentir la lourdeur du poids \u00e0 porter, pour cet ouvrier qui \u00e9tait aussi un immigr\u00e9. C\u2019est un livre superbe et douloureux qu\u2019il nous propose, une travers\u00e9e de l\u2019Histoire par un \u00eatre qui avait fini par se taire. Mais n\u2019en pensait pas moins. <\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;<strong>Les silences des p\u00e8res<\/strong>&nbsp;\u00bb, de Rachid Benzine, Seuil, 176 pages, 17,50 \u20ac<\/h5>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">23\/09\/2023 \u2013 1671 \u2013 W52<br><\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est l\u2019un des livres forts de l\u2019automne litt\u00e9raire. D\u2019une \u00e9paisseur modeste par rapport \u00e0 la plupart des ouvrages qui monopolisent les lumi\u00e8res m\u00e9diatiques, il d\u00e9ploie une richesse autrement consistante sans jamais ali\u00e9ner sa bouleversante simplicit\u00e9. Peut-\u00eatre parce qu\u2019on y sent passer la vraie vie, sans fard ni superlatif. 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