{"id":1624,"date":"2024-01-23T14:42:09","date_gmt":"2024-01-23T13:42:09","guid":{"rendered":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/?p=1624"},"modified":"2024-01-23T14:57:37","modified_gmt":"2024-01-23T13:57:37","slug":"marie-sizun","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/01\/23\/marie-sizun\/","title":{"rendered":"Marie Sizun"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading alignfull has-text-align-center\"><strong>C\u2019est un authentique retour \u00e0 l\u2019origine du d\u00e9sir d\u2019\u00e9criture que propose aujourd\u2019hui l\u2019autrice d\u2019 \u00ab&nbsp;<em>Eclats d\u2019enfance<\/em>&nbsp;\u00bb (Arl\u00e9a, 2009), de \u00ab&nbsp;<em>La Gouvernante su\u00e9doise<\/em>&nbsp;\u00bb (Arl\u00e9a, 2012) et d\u2019autres textes tirant semblablement leur substance de la mati\u00e8re autobiographique. On y retrouve une d\u00e9licatesse du regard comme une suggestivit\u00e9 de la langue qui rendent cette litt\u00e9rature \u00e9clairante et profond\u00e9ment \u00e9mouvante<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"471\" height=\"689\" src=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/SIZUN.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1626\" srcset=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/SIZUN.jpg 471w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/SIZUN-205x300.jpg 205w\" sizes=\"auto, (max-width: 471px) 100vw, 471px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Cela se passait \u00e0 Paris au d\u00e9but des ann\u00e9es 1940, alors que la future narratrice vivait seule avec sa m\u00e8re dans un petit appartement, au deuxi\u00e8me \u00e9tage d\u2019un immeuble en briques\u00a0 du XX\u00e8me arrondissement. Le p\u00e8re, prisonnier de guerre en Allemagne, n\u2019avait pas vu na\u00eetre sa fille. Pour celle qui \u00e9crit, le 10 Villa Gagliardini constitue le lieu des plus anciens souvenirs\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Ma vie commence au petit appartement<\/em>.\u00a0\u00bb L\u2019entr\u00e9e, la pi\u00e8ce unique et son ouverture sur cour, la cuisine, les toilettes avec une fen\u00eatre haut plac\u00e9e se pr\u00e9senteront longtemps pour elle tel le douillet cocon protecteur des origines. A quoi il faut ajouter le gris du papier qui tapissait les murs. Dans cet espace exigu mais protecteur, le p\u00e8re en captivit\u00e9 au loin, la m\u00e8re et la fille partageront une sorte de bonheur domestique fait d\u2019une succession de petits rites et de communs plaisirs. M\u00eame si les temps \u00e9taient durs. Avec la guerre, la m\u00e8re avait perdu son emploi de dessinatrice de mode et devait continuellement se sacrifier pour assurer le minimum \u00e0 son enfant. Marie Sizun mesure r\u00e9trospectivement de combien de douloureux non-dits \u00e9taient faits ces moments de partage. Devenue plus tard famili\u00e8re de la culture allemande, elle n\u2019aura sans doute pas manqu\u00e9 d\u2019y trouver l\u2019illustration, \u00e0 sa propre \u00e9chelle, de la fameuse \u00ab\u00a0<em>pr\u00e9existence<\/em>\u00a0\u00bb, l\u2019enfance paradisiaque dans un univers angoissant, th\u00e9oris\u00e9e par Hugo von Hofmannsthal au d\u00e9but du 20<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong>Une mani\u00e8re de seconde expulsion du ventre maternel, dont le petit logement partag\u00e9 par elles deux avait tenu lieu de figure symbolique<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Pour elle, la \u00ab\u00a0<em>pr\u00e9existence<\/em>\u00a0\u00bb avait tr\u00e8s exactement pris fin \u00e0 l\u2019\u00e2ge de quatre ans et demi, le jour o\u00f9 le p\u00e8re \u00e9tait revenu de captivit\u00e9.\u00a0 Une terrible perturbation, en fait un \u00ab\u00a0<em>s\u00e9isme<\/em>.\u00a0\u00bb Et un changement de d\u00e9cor, au propre comme au figur\u00e9. Tout allait \u00eatre bouscul\u00e9 dans l\u2019organisation de l\u2019appartement. Soudain s\u2019imposait dans sa vie un principe d\u2019ordre dont elle n\u2019avait pas eu id\u00e9e. On ne dormait plus pr\u00e8s de \u00ab\u00a0<em>maman<\/em>\u00a0\u00bb, on ne dessinait plus sur les murs ni les portes&#8230; Une mani\u00e8re de seconde expulsion du ventre maternel, dont le petit logement partag\u00e9 par elles deux avait tenu lieu de figure symbolique. Les dures ann\u00e9es d\u2019apprentissage allaient commencer\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Il va falloir tout reprendre \u00e0 z\u00e9ro<\/em>\u00a0\u00bb avait annonc\u00e9 celui qu\u2019elle d\u00e9signe comme \u00ab\u00a0<em>le mari de (sa) m\u00e8re<\/em>\u00a0\u00bb affront\u00e9 \u00e0 ce couple m\u00e8re-fille retranch\u00e9 dans son univers singulier. Des pages charg\u00e9es d\u2019\u00e9motion restituent les bouleversements qui s\u2019ensuivent. Rapidement redoubl\u00e9s par l\u2019arriv\u00e9e d\u2019un petit fr\u00e8re. La contrariante chronologie d\u2019un retour au principe de r\u00e9alit\u00e9. M\u00eame si rien en fait ne s\u2019\u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9 de fa\u00e7on aussi univoque\u00a0: Marie Sizun se rappelle en effet avoir t\u00f4t \u00e9prouv\u00e9 dans l\u2019appartement, en m\u00eame temps qu\u2019une sensation protectrice, un puissant besoin contraire d\u2019\u00e9largissement et de changement, qui s\u2019\u00e9tait manifest\u00e9 \u00e0 travers son aversion du papier peint gris, la poussant un jour au passage sacril\u00e8ge \u00e0 l\u2019acte. Tout en finesse et en subtilit\u00e9 d\u2019analyse, cette litt\u00e9rature touche extraordinairement profond. <\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Cette puissance d\u2019\u00e9vocation qui habite tout du long l\u2019\u0153uvre de Marie Sizun<\/strong><\/h4>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Quand la petite fille avait eu six ans, le p\u00e8re \u00e9tait parti. Peut-\u00eatre n\u2019avait-il au fond jamais pu trouver sa place dans la sorte de gyn\u00e9c\u00e9e que formait la minuscule habitation&nbsp;? L\u2019hypoth\u00e8se est permise. D\u2019autant qu\u2019une tierce personne y tenait un r\u00f4le non n\u00e9gligeable, la grand-tante Alice, ancienne institutrice et derni\u00e8re survivante d\u2019une histoire&nbsp; familiale \u00ab&nbsp;<em>un peu compliqu\u00e9e<\/em>&nbsp;\u00bb commenc\u00e9e \u00e0 Stockholm (<em>cf. <\/em>\u00ab&nbsp;<strong><em>Les s\u0153urs aux yeux bleus<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb, Arl\u00e9a, 2018). D\u00e8s l\u2019\u00e9poque de la villa Gagliardini, avec les livres de sa biblioth\u00e8que lus en cachette par la fillette, Zola, Mauriac et d\u2019autres, elle lui avait ouvert \u00e0 son insu les portes enivrantes de grands textes litt\u00e9raires. Un motif &nbsp;d\u2019incompr\u00e9hension, sinon de suspicion pour le p\u00e8re, d\u00e9cid\u00e9ment ext\u00e9rieur au petit cercle. L\u2019inverse serait vrai pour la future autrice, elle-m\u00eame en grande difficult\u00e9 d\u2019adaptation au monde du dehors. &nbsp;Agraf\u00e9e au r\u00e9cit de l\u2019intime se donne \u00e0 lire une histoire \u00e0 l\u2019incontestable dimension sociale. Dont t\u00e9moignera par exemple, \u00e0 l\u2019entr\u00e9e en sixi\u00e8me \u00e0 H\u00e9l\u00e8ne Boucher, apr\u00e8s l\u2019examen r\u00e9ussi haut la main, la difficult\u00e9 des relations avec les filles plus ais\u00e9es de la classe. De la m\u00eame fa\u00e7on que se donne \u00e0 lire, d\u2019abord en creux puis plus explicitement le d\u00e9s\u00e9quilibre d\u2019une m\u00e8re qui s\u2019\u00e9tait un jour retrouv\u00e9e \u00e0 Sainte-Anne, en h\u00f4pital psychiatrique. Le r\u00e9el se montre ici dans sa naturelle complexit\u00e9, pour ne pas dire son ambivalence, loin des lectures univoques qui souvent caract\u00e9risent notre \u00e9poque. Car on l\u2019aura compris, tout du long c\u2019est bien une voix adulte qui fait entendre ce r\u00e9cit de l\u2019enfance et de l\u2019adolescence. Avec son savoir, ses r\u00e9f\u00e9rences, ses images, son regard, sa compr\u00e9hension r\u00e9trospective et sa distance critique. Avec surtout cette puissance d\u2019\u00e9vocation qui habite tout du long l\u2019\u0153uvre de Marie Sizun, telle cette superbe vision qu\u2019elle restitue vers la fin du livre : \u00e0 l\u2019abri dans l\u2019appartement, \u00ab<em>cet aper\u00e7u de lointains lumineux derri\u00e8re la vitre stri\u00e9e de pluie<\/em>\u00bb, dont elle \u00ab&nbsp;<em>garde le souvenir \u00e9bloui<\/em>.&nbsp;\u00bb Tout est dit l\u00e0, de la force de cet art.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;<strong>10, Villa Gagliardini<\/strong>&nbsp;\u00bb, de Marie Sizun, Editions Arl\u00e9a, 248 pages, 20 \u20ac<\/h5>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">25\/01\/2024 \u2013 1687 \u2013 W68<\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est un authentique retour \u00e0 l\u2019origine du d\u00e9sir d\u2019\u00e9criture que propose aujourd\u2019hui l\u2019autrice d\u2019 \u00ab&nbsp;Eclats d\u2019enfance&nbsp;\u00bb (Arl\u00e9a, 2009), de \u00ab&nbsp;La Gouvernante su\u00e9doise&nbsp;\u00bb (Arl\u00e9a, 2012) et d\u2019autres textes tirant semblablement leur substance de la mati\u00e8re autobiographique. On y retrouve une d\u00e9licatesse du regard comme une suggestivit\u00e9 de la langue qui rendent cette litt\u00e9rature \u00e9clairante et profond\u00e9ment [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_eb_attr":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-1624","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.4 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Marie Sizun - Blog de Jean-Claude Lebrun<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"Une nouvelle fois l&#039;autrice de &quot;La Gouvernante su\u00e9doise&quot; explore l&#039;autobiographie. La vie \u00e0 deux, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1940, avec sa m\u00e8re, dans une mani\u00e8re de gyn\u00e9c\u00e9e illusoirement \u00e0 l&#039;abri des tumultes du monde. Tandis que le p\u00e8re \u00e9tait prisonnier de guerre en Allemagne. Un texte magnifique et profond, dans lequel leur petit appartement redouble, v\u00e9ritable figuration symbolique, le ventre de la m\u00e8re. Marie Sizun : une grande voix discr\u00e8te du paysage litt\u00e9raire.\" \/>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/01\/23\/marie-sizun\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Marie Sizun - Blog de Jean-Claude Lebrun\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Une nouvelle fois l&#039;autrice de &quot;La Gouvernante su\u00e9doise&quot; explore l&#039;autobiographie. La vie \u00e0 deux, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1940, avec sa m\u00e8re, dans une mani\u00e8re de gyn\u00e9c\u00e9e illusoirement \u00e0 l&#039;abri des tumultes du monde. Tandis que le p\u00e8re \u00e9tait prisonnier de guerre en Allemagne. Un texte magnifique et profond, dans lequel leur petit appartement redouble, v\u00e9ritable figuration symbolique, le ventre de la m\u00e8re. Marie Sizun : une grande voix discr\u00e8te du paysage litt\u00e9raire.\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/01\/23\/marie-sizun\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Blog de Jean-Claude Lebrun\" \/>\n<meta property=\"article:author\" content=\"https:\/\/www.facebook.com\/jeanclaude.lebrun.9\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2024-01-23T13:42:09+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2024-01-23T13:57:37+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/SIZUN.jpg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"jclebrun\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"jclebrun\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"5 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2024\\\/01\\\/23\\\/marie-sizun\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2024\\\/01\\\/23\\\/marie-sizun\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"jclebrun\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/cdba083ef40db3843f5e37b6c8740865\"},\"headline\":\"Marie Sizun\",\"datePublished\":\"2024-01-23T13:42:09+00:00\",\"dateModified\":\"2024-01-23T13:57:37+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2024\\\/01\\\/23\\\/marie-sizun\\\/\"},\"wordCount\":1051,\"commentCount\":2,\"publisher\":{\"@id\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/#organization\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2024\\\/01\\\/23\\\/marie-sizun\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2024\\\/01\\\/SIZUN.jpg\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"CommentAction\",\"name\":\"Comment\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2024\\\/01\\\/23\\\/marie-sizun\\\/#respond\"]}]},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2024\\\/01\\\/23\\\/marie-sizun\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2024\\\/01\\\/23\\\/marie-sizun\\\/\",\"name\":\"Marie Sizun - Blog de Jean-Claude Lebrun\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2024\\\/01\\\/23\\\/marie-sizun\\\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2024\\\/01\\\/23\\\/marie-sizun\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2024\\\/01\\\/SIZUN.jpg\",\"datePublished\":\"2024-01-23T13:42:09+00:00\",\"dateModified\":\"2024-01-23T13:57:37+00:00\",\"description\":\"Une nouvelle fois l'autrice de \\\"La Gouvernante su\u00e9doise\\\" explore l'autobiographie. La vie \u00e0 deux, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1940, avec sa m\u00e8re, dans une mani\u00e8re de gyn\u00e9c\u00e9e illusoirement \u00e0 l'abri des tumultes du monde. Tandis que le p\u00e8re \u00e9tait prisonnier de guerre en Allemagne. Un texte magnifique et profond, dans lequel leur petit appartement redouble, v\u00e9ritable figuration symbolique, le ventre de la m\u00e8re. Marie Sizun : une grande voix discr\u00e8te du paysage litt\u00e9raire.\",\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2024\\\/01\\\/23\\\/marie-sizun\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2024\\\/01\\\/23\\\/marie-sizun\\\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2024\\\/01\\\/23\\\/marie-sizun\\\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2024\\\/01\\\/SIZUN.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2024\\\/01\\\/SIZUN.jpg\",\"width\":471,\"height\":689},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/2024\\\/01\\\/23\\\/marie-sizun\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Marie Sizun\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/#website\",\"url\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/\",\"name\":\"Territoires romanesques 2023\",\"description\":\"Un site de critique litt\u00e9raire, par un chroniqueur laur\u00e9at de l&#039;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, utilisant WordPress\",\"publisher\":{\"@id\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/#organization\"},\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Organization\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/#organization\",\"name\":\"Territoires romanesques 2023\",\"alternateName\":\"Site de critique litt\u00e9raire\",\"url\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/\",\"logo\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\",\"url\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2022\\\/05\\\/IMG_1446.jpg\",\"contentUrl\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2022\\\/05\\\/IMG_1446.jpg\",\"width\":320,\"height\":240,\"caption\":\"Territoires romanesques 2023\"},\"image\":{\"@id\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/#\\\/schema\\\/logo\\\/image\\\/\"}},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/cdba083ef40db3843f5e37b6c8740865\",\"name\":\"jclebrun\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/118dbfb0f4a9d8a96bc1b427f2631f2959b7cfb096d21557bc3878701c80e534?s=96&d=mm&r=g\",\"url\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/118dbfb0f4a9d8a96bc1b427f2631f2959b7cfb096d21557bc3878701c80e534?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/118dbfb0f4a9d8a96bc1b427f2631f2959b7cfb096d21557bc3878701c80e534?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"jclebrun\"},\"description\":\"Chroniqueur litt\u00e9raire \u00e0 L'Humanit\u00e9 (1992-2022) Prix de la critique de l'Acad\u00e9mie fran\u00e7aise (2000)\",\"sameAs\":[\"http:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\",\"https:\\\/\\\/www.facebook.com\\\/jeanclaude.lebrun.9\",\"https:\\\/\\\/fr.wikipedia.org\\\/wiki\\\/Jean-Claude_Lebrun\"],\"url\":\"https:\\\/\\\/jclebrun.eu\\\/blog\\\/author\\\/jclebrun\\\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Marie Sizun - Blog de Jean-Claude Lebrun","description":"Une nouvelle fois l'autrice de \"La Gouvernante su\u00e9doise\" explore l'autobiographie. La vie \u00e0 deux, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1940, avec sa m\u00e8re, dans une mani\u00e8re de gyn\u00e9c\u00e9e illusoirement \u00e0 l'abri des tumultes du monde. Tandis que le p\u00e8re \u00e9tait prisonnier de guerre en Allemagne. Un texte magnifique et profond, dans lequel leur petit appartement redouble, v\u00e9ritable figuration symbolique, le ventre de la m\u00e8re. Marie Sizun : une grande voix discr\u00e8te du paysage litt\u00e9raire.","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/01\/23\/marie-sizun\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Marie Sizun - Blog de Jean-Claude Lebrun","og_description":"Une nouvelle fois l'autrice de \"La Gouvernante su\u00e9doise\" explore l'autobiographie. La vie \u00e0 deux, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1940, avec sa m\u00e8re, dans une mani\u00e8re de gyn\u00e9c\u00e9e illusoirement \u00e0 l'abri des tumultes du monde. Tandis que le p\u00e8re \u00e9tait prisonnier de guerre en Allemagne. Un texte magnifique et profond, dans lequel leur petit appartement redouble, v\u00e9ritable figuration symbolique, le ventre de la m\u00e8re. Marie Sizun : une grande voix discr\u00e8te du paysage litt\u00e9raire.","og_url":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/01\/23\/marie-sizun\/","og_site_name":"Blog de Jean-Claude Lebrun","article_author":"https:\/\/www.facebook.com\/jeanclaude.lebrun.9","article_published_time":"2024-01-23T13:42:09+00:00","article_modified_time":"2024-01-23T13:57:37+00:00","og_image":[{"url":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/SIZUN.jpg","type":"","width":"","height":""}],"author":"jclebrun","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"jclebrun","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"5 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/01\/23\/marie-sizun\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/01\/23\/marie-sizun\/"},"author":{"name":"jclebrun","@id":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/#\/schema\/person\/cdba083ef40db3843f5e37b6c8740865"},"headline":"Marie Sizun","datePublished":"2024-01-23T13:42:09+00:00","dateModified":"2024-01-23T13:57:37+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/01\/23\/marie-sizun\/"},"wordCount":1051,"commentCount":2,"publisher":{"@id":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/#organization"},"image":{"@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/01\/23\/marie-sizun\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/SIZUN.jpg","inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/01\/23\/marie-sizun\/#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/01\/23\/marie-sizun\/","url":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/01\/23\/marie-sizun\/","name":"Marie Sizun - Blog de Jean-Claude Lebrun","isPartOf":{"@id":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/01\/23\/marie-sizun\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/01\/23\/marie-sizun\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/SIZUN.jpg","datePublished":"2024-01-23T13:42:09+00:00","dateModified":"2024-01-23T13:57:37+00:00","description":"Une nouvelle fois l'autrice de \"La Gouvernante su\u00e9doise\" explore l'autobiographie. La vie \u00e0 deux, au d\u00e9but des ann\u00e9es 1940, avec sa m\u00e8re, dans une mani\u00e8re de gyn\u00e9c\u00e9e illusoirement \u00e0 l'abri des tumultes du monde. Tandis que le p\u00e8re \u00e9tait prisonnier de guerre en Allemagne. Un texte magnifique et profond, dans lequel leur petit appartement redouble, v\u00e9ritable figuration symbolique, le ventre de la m\u00e8re. Marie Sizun : une grande voix discr\u00e8te du paysage litt\u00e9raire.","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/01\/23\/marie-sizun\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/01\/23\/marie-sizun\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/01\/23\/marie-sizun\/#primaryimage","url":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/SIZUN.jpg","contentUrl":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/SIZUN.jpg","width":471,"height":689},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/01\/23\/marie-sizun\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Marie Sizun"}]},{"@type":"WebSite","@id":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/#website","url":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/","name":"Territoires romanesques 2023","description":"Un site de critique litt\u00e9raire, par un chroniqueur laur\u00e9at de l&#039;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise, utilisant WordPress","publisher":{"@id":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/#organization","name":"Territoires romanesques 2023","alternateName":"Site de critique litt\u00e9raire","url":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/IMG_1446.jpg","contentUrl":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/05\/IMG_1446.jpg","width":320,"height":240,"caption":"Territoires romanesques 2023"},"image":{"@id":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/#\/schema\/logo\/image\/"}},{"@type":"Person","@id":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/#\/schema\/person\/cdba083ef40db3843f5e37b6c8740865","name":"jclebrun","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/118dbfb0f4a9d8a96bc1b427f2631f2959b7cfb096d21557bc3878701c80e534?s=96&d=mm&r=g","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/118dbfb0f4a9d8a96bc1b427f2631f2959b7cfb096d21557bc3878701c80e534?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/118dbfb0f4a9d8a96bc1b427f2631f2959b7cfb096d21557bc3878701c80e534?s=96&d=mm&r=g","caption":"jclebrun"},"description":"Chroniqueur litt\u00e9raire \u00e0 L'Humanit\u00e9 (1992-2022) Prix de la critique de l'Acad\u00e9mie fran\u00e7aise (2000)","sameAs":["http:\/\/jclebrun.eu\/blog","https:\/\/www.facebook.com\/jeanclaude.lebrun.9","https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Jean-Claude_Lebrun"],"url":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/author\/jclebrun\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1624","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1624"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1624\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1628,"href":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1624\/revisions\/1628"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1624"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1624"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1624"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}