{"id":1890,"date":"2024-06-21T15:09:52","date_gmt":"2024-06-21T13:09:52","guid":{"rendered":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/?p=1890"},"modified":"2024-06-21T15:27:13","modified_gmt":"2024-06-21T13:27:13","slug":"paul-guimard","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/06\/21\/paul-guimard\/","title":{"rendered":"Paul GUIMARD"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading alignfull has-text-align-center\"><strong>La premi\u00e8re \u00e9dition chez Deno\u00ebl de \u00ab\u00a0<em>Rue du Havre<\/em>\u00a0\u00bb, le deuxi\u00e8me roman de Paul Guimard (1921- 2004), remonte \u00e0 1957. \u00a0Une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de lecteurs pourra assur\u00e9ment y d\u00e9couvrir, outre un ton irr\u00e9v\u00e9rencieux et une libert\u00e9 de pens\u00e9e aujourd\u2019hui\u00a0 difficilement concevables, une horlogerie narrative de haute pr\u00e9cision, dans le droit fil d\u2019une certaine id\u00e9e du roman alors contest\u00e9e<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"197\" height=\"300\" src=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/GUI-197x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1892\" srcset=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/GUI-197x300.jpg 197w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/GUI-674x1024.jpg 674w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/06\/GUI.jpg 718w\" sizes=\"auto, (max-width: 197px) 100vw, 197px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Screenshot<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">L\u2019\u00e9crivain, qui fut sur le tard charg\u00e9 de mission aupr\u00e8s du pr\u00e9sident Fran\u00e7ois Mitterrand, fut aussi l\u2019auteur du roman, on dirait maintenant \u00ab&nbsp;<em>inspirant&nbsp;<\/em>\u00bb, \u00ab<em>&nbsp;<strong>Les Choses de la vie<\/strong><\/em>&nbsp;\u00bb(1967), dont Claude Sautet en 1970 tira un grand film m\u00e9lancolique et tragique. Fa\u00e7on de situer la tonalit\u00e9 de cette \u0153uvre. Il faut donc savoir gr\u00e9 aux \u00e9ditions L\u2019Echapp\u00e9e et \u00e0 Blandine de Caunes, fille de Beno\u00eete Groult, l\u2019autrice f\u00e9ministe d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en 2016 qui fut la seconde compagne du romancier, de nous donner \u00e0 relire ce texte. Celui-ci en effet restitue tr\u00e8s fid\u00e8lement l\u2019ambiance grise des ann\u00e9es 1950 en m\u00eame temps qu\u2019il donne \u00e0 voir une certaine conception du romanesque centr\u00e9e sur le r\u00f4le du hasard. A la m\u00eame \u00e9poque d\u2019autres \u00e9crivains s\u2019attachaient \u00e0 d\u00e9boulonner le statut traditionnel des personnages dans ce qu\u2019ils pr\u00e9sentaient, non plus comme \u00ab&nbsp;<em>l\u2019\u00e9criture d\u2019une aventure<\/em>&nbsp;\u00bb, qui fondait jusqu\u2019alors le pacte romanesque, mais comme \u00ab&nbsp;<em>l\u2019aventure d\u2019une \u00e9criture<\/em>.&nbsp;\u00bb Dans \u00ab&nbsp;<strong><em>Rue du Havre<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb, au d\u00e9bouch\u00e9 de la gare Saint-Lazare, c\u2019est autour d\u2019un certain Julien, que les choses tournent. Lointaine allusion \u00e0 un homonyme de l\u2019autre si\u00e8cle et figure iconique de l\u2019invention romanesque, m\u00eame si le Julien de Paul Guimard porte le patronyme programmatique de Legris&nbsp;? C\u2019est qu\u2019il a surv\u00e9cu aux deux guerres mondiales. Dans sa gu\u00e9rite rue du Havre il vend aux voyageurs, qui ne cessent de se d\u00e9verser des trains de banlieue, des billets de la Loterie nationale, sous la forme de dixi\u00e8mes au profit des \u00ab&nbsp;<em>Gueules cass\u00e9es<\/em>.&nbsp;\u00bb En mati\u00e8re de hasard l\u2019on ne peut gu\u00e8re trouver activit\u00e9 plus appropri\u00e9e. Chaque jour \u00e0 heures fixes il voit passer les m\u00eames figures press\u00e9es de rejoindre leurs lieux de travail. Parmi celles-ci, descendant invariablement des trains de 8h41 et 8h52, Fran\u00e7ois, la trentaine, employ\u00e9 dans une agence publicitaire (\u00ab&nbsp;<em>Julien lui vouait une attention scrupuleuse parce qu\u2019il avait reconnu en lui l\u2019inimitable m\u00e9lancolie des solitaires<\/em>&nbsp;\u00bb), et Catherine, pas encore vingt ans, \u00e9tudiante en art dramatique. Sur de tels rails temporels, \u00e0 onze minutes d\u2019\u00e9cart, la rencontre dont Julien, la soixantaine et plus d\u2019illusions, s\u2019est pris \u00e0 r\u00eaver pour eux rel\u00e8ve de la pure utopie&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Chaque jour, Julien voyait passer devant lui ces deux \u00eatres compl\u00e9mentaires s\u00e9par\u00e9s par une \u00e9ternit\u00e9 de onze minutes dont la dimension tragique le consternait<\/em>.&nbsp;\u00bb. Alors l\u2019agent du hasard, en v\u00e9ritable <em>deus ex machina<\/em>, &nbsp;va s\u2019activer pour man\u0153uvrer les aiguillages du destin. D\u2019autant que No\u00ebl approche. Et avec lui quelques bouleversements dans la vie des trois protagonistes.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong>Ce roman non seulement se pr\u00e9sente en t\u00e9moignage du temps, mais dans sa construction rel\u00e8ve de la m\u00e9canique horlog\u00e8re et de son infinit\u00e9 de rouages minuscules<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Dans \u00ab&nbsp;<strong><em>Rue du Havre<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb il est ainsi question des hasards de la vie, de la surprise des rencontres, mais aussi de l\u2019emprise, &nbsp;autant que de la force du destin. Du temps aussi, dont la jeunesse imagine les r\u00e9serves in\u00e9puisables. Le r\u00e9cit est &nbsp;\u00e9mouvant, mordant, parfois poignant, d\u2019une \u00e9criture \u00e0 la fois \u00e9l\u00e9gante et totalement d\u00e9sinhib\u00e9e. Avec lui, les modernes \u00ab&nbsp;<em>sensitivy readers<\/em>&nbsp;\u00bb auraient assur\u00e9ment du pain sur la planche. C\u2019est aussi un livre saisissant, d\u2019une remarquable puissance d\u2019\u00e9vocation, sur cette France ignorant encore qu\u2019elle est engag\u00e9e dans les Trente glorieuses, avec son in\u00e9dit champ des possibles. Sur tout cela l\u2019empathique pr\u00e9face &nbsp;de Blandine de Caunes apporte de pr\u00e9cieux \u00e9clairages. Car ce roman, maintenant disparu loin \u00e0 l\u2019horizon du paysage litt\u00e9raire, non seulement se pr\u00e9sente en t\u00e9moignage du temps, pas loin de la chronique, &nbsp;mais dans sa construction rel\u00e8ve de la m\u00e9canique horlog\u00e8re et de son infinit\u00e9 de rouages minuscules. Tout est ici concert\u00e9 et s\u2019engr\u00e8ne \u00e0 la perfection, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019apparition du \u00ab&nbsp;<em>grain de sable<\/em>&nbsp;\u00bb du hasard \u00ab&nbsp;<em>dans un m\u00e9canisme fonctionnant aux limites du possible<\/em>.&nbsp;\u00bb Le tragique de la fatalit\u00e9. Le roman, qui par endroit prenait une coloration rose, vire alors carr\u00e9ment au noir. Repr\u00e9sentatif l\u00e0 encore d\u2019une \u00e9poque d\u2019apr\u00e8s-guerre qui oscillait entre les deux.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;<em>Rue du Havre&nbsp;<\/em>\u00bb, de Paul Guimard, Pr\u00e9face de Blandine de Caunes, Editions L\u2019Echapp\u00e9e (Paris Perdu), 160 pages, 15 \u20ac<\/h5>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">20\/06\/2024 \u2013 1707 \u2013 W87<\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La premi\u00e8re \u00e9dition chez Deno\u00ebl de \u00ab\u00a0Rue du Havre\u00a0\u00bb, le deuxi\u00e8me roman de Paul Guimard (1921- 2004), remonte \u00e0 1957. \u00a0Une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de lecteurs pourra assur\u00e9ment y d\u00e9couvrir, outre un ton irr\u00e9v\u00e9rencieux et une libert\u00e9 de pens\u00e9e aujourd\u2019hui\u00a0 difficilement concevables, une horlogerie narrative de haute pr\u00e9cision, dans le droit fil d\u2019une certaine id\u00e9e du [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_eb_attr":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[35],"class_list":["post-1890","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe","tag-une-reedition-bienvenue-dun-livre-temoignant-dun-temps-et-sinscrivant-a-sa-facon-dans-le-debat-des-annees-1950-sur-le-roman"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.4 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>Paul GUIMARD - Blog de Jean-Claude Lebrun<\/title>\n<meta name=\"description\" content=\"Cette r\u00e9\u00e9dition d&#039;un roman de 1957 constitue en m\u00eame temps un formidable \u00e9clairage sur les temps gris de l&#039;apr\u00e8s-guerre et, de fa\u00e7on plus implicite, sur les d\u00e9bats autour de la conception du roman. 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