{"id":1967,"date":"2024-09-18T18:26:04","date_gmt":"2024-09-18T16:26:04","guid":{"rendered":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/?p=1967"},"modified":"2024-09-19T11:00:46","modified_gmt":"2024-09-19T09:00:46","slug":"katja-schonherr","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/09\/18\/katja-schonherr\/","title":{"rendered":"Katja Sch\u00f6nherr"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading alignfull has-text-align-center\"><strong>Parmi les belles surprises de la rentr\u00e9e, \u00ab&nbsp;<em>La famille Ruck<\/em>&nbsp;\u00bb de la romanci\u00e8re allemande Katja Sch\u00f6nherr, tient une place de choix. Ses 352 pages d\u2019un style enlev\u00e9 procurent un constant plaisir de lecture. Sans doute parce qu\u2019une bonne dose d\u2019acidit\u00e9 ne cesse de s\u2019y m\u00ealer&nbsp;: ce texte agit tel un puissant d\u00e9capant mettant \u00e0 nu les relations au sein d\u2019une famille de l\u2019ancienne RDA sans autre particularit\u00e9 que sa d\u00e9sesp\u00e9rante banalit\u00e9. Les Ruck, cela pourrait \u00eatre tout un chacun en ce terne premier quart de si\u00e8cle. C\u2019est aussi une irr\u00e9sistible repr\u00e9sentation de la mani\u00e8re dont l\u2019Histoire irradie le pr\u00e9sent<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"713\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/KATJA-713x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1971\" srcset=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/KATJA-713x1024.jpg 713w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/KATJA-209x300.jpg 209w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/09\/KATJA.jpg 717w\" sizes=\"auto, (max-width: 713px) 100vw, 713px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Screenshot<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Il y a l\u00e0 Inge, quatre-vingt-quatre ans, qui &nbsp;la premi\u00e8re entre en sc\u00e8ne. Sept lignes pr\u00e9c\u00e9dant le premier chapitre la montrent en train de descendre l\u2019escalier de sa maison et d\u2019en&nbsp; rater les derni\u00e8res marches&nbsp;: fracture du col du f\u00e9mur (\u00ab&nbsp;<em>Inge n\u2019avait jamais entendu dire que le f\u00e9mur avait un col<\/em>&nbsp;\u00bb notera plus tard \u00e0 sa fa\u00e7on sarcastique celle qui raconte). Carsten, le fils, appara\u00eet ensuite. Cinquante-cinq ans, divorc\u00e9, depuis lors de rapides aventures sans lendemain. Cadre sans relief d\u2019une entreprise de sacs de cong\u00e9lation et papier d\u2019aluminium, il habite Berlin. Enfin voici Lissa, quinze ans, fille unique de Carsten. Elle vit &nbsp;\u00e9galement dans la capitale chez sa m\u00e8re et le compagnon de celle-ci. Remont\u00e9e contre tout, elle se pr\u00e9sente telle une Greta Thunberg. Ecologiste, vegan, f\u00e9ministe (elle ne lit plus que \u00ab&nbsp;<em>des textes de femmes ou de personnes non binaires<\/em>&nbsp;\u00bb), elle affiche de surcro\u00eet un jeunisme agressif \u00e0 l\u2019encontre des boomers, dont son p\u00e8re est pour elle une parfaite incarnation. Ces trois-l\u00e0 vont se trouver bient\u00f4t r\u00e9unis dans la maison d\u2019Inge au c\u0153ur de Munssig, un village-rue \u00e0 moiti\u00e9 d\u00e9sert\u00e9 de l\u2019ancienne RDA. Rarement&nbsp; cit\u00e9e, la r\u00e9unification de 1990 ne cesse d\u2019irradier dans le roman de Katja Sch\u00f6nherr. &nbsp;Ainsi page 131, cette remarque d\u2019apparence innocente, \u00ab&nbsp;<em>s\u2019ils peuvent d\u00e9sormais voler dans le monde entier, il n\u2019y a plus de bus pour la ville d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9.&nbsp;\u00bb<\/em> Ou encore au d\u00e9tour d\u2019une phrase page 177, cette notation \u00e0 l\u2019\u00e9loquente sobri\u00e9t\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;&nbsp;<em>C\u2019est seulement apr\u00e8s la chute du mur que c\u2019est devenu plus difficile<\/em>.&nbsp;\u00bb Encore plus avant, page 282, il sera furtivement question de la Stasi.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong>Trop de changements pour Inge, pas assez pour Lissa dans cette ancienne RDA dont le provincialisme para\u00eet s\u2019\u00eatre encore accus\u00e9<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Inge, jamais \u00e0 court d\u2019une r\u00e2lerie, c\u2019est donc l\u2019acrimonie personnifi\u00e9e&nbsp;: \u00e0 cette famille comme \u00e0 ce temps, elle ne trouve aucun attrait. Veuve de Richard, elle avait v\u00e9cu avec lui une situation narquoisement pr\u00e9sent\u00e9e comme confortable&nbsp;: si&nbsp; leur mariage avait fonctionn\u00e9 c\u2019\u00e9tait en effet que \u00ab&nbsp;<em>les t\u00e2ches \u00e9taient clairement r\u00e9parties&nbsp;: Inge faisait tout et Richard ne faisait rien<\/em>.&nbsp;\u00bb Jens, leur fil a\u00een\u00e9 \u00e9tait parti vivre &nbsp;aux Etats Unis. Homosexuel et souffre-douleur de son fr\u00e8re Carsten, il avait &nbsp;pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 mettre un oc\u00e9an entre cette parent\u00e8le et lui. Quant \u00e0 Carsten, incontestablement le pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, apr\u00e8s son mariage il avait fil\u00e9 \u00e0 Berlin pour ne pas avoir \u00e0 r\u00e9pondre aux incessantes exigences de sa m\u00e8re. Depuis son divorce, il s\u2019\u00e9tait m\u00eame invent\u00e9 des voyages d\u2019affaires \u00e0 Bruxelles, dont Inge ne se montre pas forc\u00e9ment dupe. C\u2019est finalement en sa petite-fille Lissa que la vieille dame trouve une mani\u00e8re d\u2019alli\u00e9e de circonstance. L\u2019une et l\u2019autre, pour des raisons diam\u00e9tralement oppos\u00e9es, vomissent en effet ce temps. Trop de changements pour Inge, pas assez pour Lissa dans cette ancienne RDA dont le provincialisme para\u00eet s\u2019\u00eatre encore accus\u00e9. Et une m\u00eame amertume, avec pour l\u2019une l\u2019imminence de la fin de vie et pour l\u2019autre de la fin du monde. Katja Sch\u00f6nherr restitue avec un sens aigu de l\u2019ironie ce qui ressemble \u00e0 peine \u00e0 une parodie de ce temps. Carsten, d\u00e9sormais oblig\u00e9 de venir s\u2019installer \u00e0 Munssig (sa m\u00e8re refuse cat\u00e9goriquement la maison de retraite&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Si on n\u2019\u00e9tait pas d\u00e9j\u00e0 vieux avant, on le devient l\u00e0-bas<\/em>&nbsp;\u00bb) et ligot\u00e9 comme jamais par celle-ci, d\u00e9sormais impotente. Lissa contrainte de suivre son m\u00e9prisable boomer de p\u00e8re. Inge dont la sensation de solitude ne s\u2019est certainement pas att\u00e9nu\u00e9e avec l\u2019arriv\u00e9e du fils et de son adolescente de fille. Cela dure tout un \u00e9t\u00e9. Entre l\u2019acari\u00e2tre, le veule et la donneuse de le\u00e7ons. A la fois tendu et contin\u00fbment dr\u00f4le, entre com\u00e9die sociale et th\u00e9\u00e2tre de boulevard.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong>Tout ici para\u00eet avoir depuis trois d\u00e9cennies manqu\u00e9 le train de la modernit\u00e9, \u00e0 l\u2019image de la partie orientale de l\u2019Allemagne rest\u00e9e \u00e0 quai<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Dans l\u2019ancienne RDA paup\u00e9ris\u00e9e, c\u2019est une singuli\u00e8re caricature de colocation que Katja Sch\u00f6nherr met ainsi en sc\u00e8ne. Car rien ne marche dans la maison jamais plus entretenue depuis la mort de Richard. Si la chambre d\u2019Inge a \u00e9t\u00e9 d\u00e9m\u00e9nag\u00e9e au rez-de-chauss\u00e9e, Carsten s\u2019est retrouv\u00e9 pour sa part dans la minuscule pi\u00e8ce qu\u2019il occupait auparavant, avec un am\u00e9nagement et une connexion Internet d\u2019un autre temps. Tout ici para\u00eet avoir depuis trois d\u00e9cennies manqu\u00e9 le train de la modernit\u00e9, \u00e0 l\u2019image de la partie orientale de l\u2019Allemagne rest\u00e9e \u00e0 quai. &nbsp;Jusque dans la sph\u00e8re professionnelle&nbsp;: Carsten se trouve maintenant ringardis\u00e9 par des coll\u00e8gues aux id\u00e9es plus innovantes. On le voit rendre fr\u00e9quemment visite \u00e0 Ulrike, la voisine d\u2019en face qui fut pour lui un amour de jeunesse et qui voue son existence au soin de sa m\u00e8re grabataire. Revivant en quelque sorte le pass\u00e9. Comme une incapacit\u00e9, partag\u00e9e par l\u2019un et l\u2019autre, \u00e0 entrer dans un temps nouveau. Il y a aussi cette remarque qu\u2019un autre voisin fait un jour \u00e0 Lissa, \u00e0 propos du pays aujourd\u2019hui disparu, \u00ab&nbsp;<em>Comme si tu y comprenais quoi que ce soit&nbsp;!<\/em>&nbsp;\u00bb<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Il ne faut pas s\u2019y tromper, sous les allures d\u2019un dr\u00f4le de roman familial, cette \u00ab&nbsp;<strong>Famille Ruck<\/strong>&nbsp;\u00bb renvoie avec une infinie subtilit\u00e9 \u00e0 une histoire dont les r\u00e9manences ne cessent d\u2019\u00eatre perceptibles. Katja Sch\u00f6nherr, n\u00e9e en 1982 \u00e0 Dresde, l\u00e0 o\u00f9 bouillonnaient les id\u00e9es nouvelles en RDA, r\u00e9alise en l\u2019esp\u00e8ce un v\u00e9ritable tour de force narratif, impeccablement rendu par sa traductrice Barbara Fontaine. <\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;<strong><em>La famille Ruck<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb de Katja Sch\u00f6nherr, traduit de l\u2019allemand par Barbara Fontaine, 352 pages, 23 \u20ac, Editions Zo\u00e9<\/h5>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">19\/09\/2024 &#8211; 1711 &#8211; W91<\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Parmi les belles surprises de la rentr\u00e9e, \u00ab&nbsp;La famille Ruck&nbsp;\u00bb de la romanci\u00e8re allemande Katja Sch\u00f6nherr, tient une place de choix. Ses 352 pages d\u2019un style enlev\u00e9 procurent un constant plaisir de lecture. 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