{"id":2014,"date":"2024-10-22T17:02:44","date_gmt":"2024-10-22T15:02:44","guid":{"rendered":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/?p=2014"},"modified":"2024-10-24T15:40:05","modified_gmt":"2024-10-24T13:40:05","slug":"matthieu-gounelle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/10\/22\/matthieu-gounelle\/","title":{"rendered":"Matthieu GOUNELLE"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading alignfull has-text-align-center\"><strong>Matthieu Gounelle n\u2019est certes pas un d\u00e9butant. Ce professeur au Mus\u00e9um d\u2019histoire naturelle, sp\u00e9cialiste des m\u00e9t\u00e9orites, est l\u2019auteur de publications scientifiques, de textes sur l\u2019art, de travaux de critique litt\u00e9raire, de recueils de po\u00e9sie et d\u2019un r\u00e9cit sur le d\u00e9sert d\u2019Atacama paru en 2022 chez Gallimard. Mais c\u2019est la premi\u00e8re fois qu\u2019il s\u2019aventure sur le territoire du roman, pour nous livrer un texte d\u2019une consid\u00e9rable force d\u00e9tonante. \u00ab&nbsp;Toujours l\u2019aimer&nbsp;\u00bb&nbsp;: un talentueux premier roman qui ne devrait pas manquer de b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un large \u00e9cho<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"188\" height=\"300\" src=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/GOU-188x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2016\" srcset=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/GOU-188x300.jpg 188w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/GOU-641x1024.jpg 641w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/GOU.jpg 716w\" sizes=\"auto, (max-width: 188px) 100vw, 188px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Screenshot<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">A l\u2019origine il y avait eu ce qu\u2019on d\u00e9signe aujourd\u2019hui comme un \u00ab&nbsp;fait de soci\u00e9t\u00e9&nbsp;\u00bb, un infanticide sur une plage de Berck-sur-Mer en 2016. Une m\u00e8re y avait abandonn\u00e9 son b\u00e9b\u00e9 \u00e0 la mar\u00e9e montante, plus tard elle s\u2019\u00e9tait rendue \u00e0 la police. La presse de l\u2019\u00e9poque s\u2019\u00e9tait largement empar\u00e9e du sujet. Matthieu Gounelle a choisi le biais de la litt\u00e9rature pour revenir sur cette douloureuse affaire et en explorer la complexit\u00e9, loin des fausses \u00e9vidences et de tous les jugements p\u00e9remptoires. Pour cela il restitue la parole de la m\u00e8re criminelle, r\u00e9pondant \u00e0 ceux qui l\u2019interrogent ou monologuant au fond de sa cellule. Une bouleversante mise \u00e0 nu qui n\u2019est pas sans rappeler le d\u00e9videment du flux de conscience faulkn\u00e9rien. Avec, en ouverture, sorte de terrible aveu, une image que cette femme aujourd\u2019hui effondr\u00e9e a gard\u00e9e en m\u00e9moire&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Dans le train du retour, les hommes me regardaient avec insistance. Ils voyaient bien que le si\u00e8ge \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi \u00e9tait vide. Ils ne m\u2019ont pas adress\u00e9 la parole, mais le d\u00e9sir brillait dans leurs yeux. C\u2019est vrai, Matthieu n\u2019\u00e9tait plus l\u00e0. Avec moi j\u2019avais juste un sac<\/em>&nbsp;\u00bb. C\u2019est que tout ici vient \u00e0 s\u2019entrem\u00ealer. Les derni\u00e8res heures au c\u00f4t\u00e9 du petit gar\u00e7on, dans une apparence de commune f\u00e9licit\u00e9. La soir\u00e9e dans la chambre d\u2019h\u00f4tel et les gestes de l\u2019affection, la confiance et l\u2019abandon de Matthieu, la plage et la promenade le lendemain au petit matin, l\u2019air vif, les vagues au loin, la pens\u00e9e t\u00e9r\u00e9brante qu\u2019elle pourrait un jour perdre le petit \u00eatre pour lequel elle \u00e9prouve un amour \u00e9perdu, la peur de le voir souffrir mais aussi de le voir un jour moins attach\u00e9 \u00e0 elle. Les bonheurs et les affres d\u2019un parent affront\u00e9 aux nouveaut\u00e9s d\u2019une vie naissante. Une combinaison d\u2019exaltation et de continues frayeurs&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Comment sauver Matthieu des tourments de ce monde ? Voil\u00e0 la question que je me posais sans cesse<\/em>&nbsp;\u00bb. Matthieu Gonelle, familier de la min\u00e9ralit\u00e9 des m\u00e9t\u00e9orites, montre ici une non moins grande familiarit\u00e9 avec les ressorts fragiles et complexes de l\u2019\u00e2me humaine. &nbsp;&nbsp;<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong>Le texte de Matthieu Gounelle, derri\u00e8re l\u2019admirable puret\u00e9 du style laisse entrevoir une inextricable confusion des sentiments<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Dans son retour sur le d\u00e9roulement de la trag\u00e9die, celle qui se repasse le film de la derni\u00e8re journ\u00e9e de son petit gar\u00e7on \u00e0 aucun moment n\u2019\u00e9voque la mort de celui-ci, le mot n\u2019est jamais prononc\u00e9 par elle. Elle parle de sa beaut\u00e9, de son sommeil paisible, de son sourire, en une mani\u00e8re de d\u00e9ni de ce qui s\u2019est effectivement jou\u00e9 au plus pr\u00e8s de l\u2019eau qui montait. Son r\u00e9cit semble alors relever de la plus stricte objectivit\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>J\u2019ai d\u00e9pos\u00e9 Matthieu au bord de la mer. Il dormait, prot\u00e9g\u00e9 du froid par son anorak. Sa couleur&nbsp;? Beige je dirais. Il remuait imperceptiblement, creusant dans le sable une dr\u00f4le de cavit\u00e9. Je pense qu\u2019il r\u00eavait dans son sommeil. Cela lui arrive parfois. Je l\u2019ai d\u00e9pos\u00e9 et je suis partie<\/em>. <em>Il souriait dans son r\u00eave <\/em>\u00bb. Mais cette mise \u00e0 distance ne dure pas longtemps. Aussit\u00f4t apr\u00e8s vient en effet la phrase qui rend caduque cette impassibilit\u00e9 de fa\u00e7ade&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>S\u2019il avait parl\u00e9, tout aurait \u00e9t\u00e9 diff\u00e9rent<\/em>&nbsp;\u00bb. A cette m\u00e8re angoiss\u00e9e il fallait une preuve qui ne pouvait encore venir. Le texte de Matthieu Gounelle, derri\u00e8re l\u2019admirable puret\u00e9 du style laisse entrevoir une inextricable confusion des sentiments. Cet \u00e9cheveau ind\u00e9m\u00ealable qui habite chacun de nous et qui fait basculer les plus sensibles, ou les plus fragiles, dans les contr\u00e9es obscures de la d\u00e9raison. Tel para\u00eet bien \u00eatre le cas de la m\u00e8re du petit Matthieu&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Il r\u00e8gne ici un grand chaos dont il est difficile de se d\u00e9faire, et les ombres sont si nombreuses que je ne sais plus tr\u00e8s bien ce que je dis<\/em>&nbsp;\u00bb.&nbsp; En une petite centaine de pages tout ici est dit.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong>O\u00f9 l\u2019on voit \u00e0 quelle aune se mesure une certaine normalit\u00e9 pour celle qui raconte<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">De la m\u00eame fa\u00e7on qu\u2019un pass\u00e9 se laisse entrevoir, une enfance se dessine. Une m\u00e8re taiseuse, probablement aimante, en tout cas \u00ab\u00a0<em>ni froide ni cruelle<\/em>\u00a0\u00bb\u00a0: \u00e0 chacun de ses anniversaires elle offrait invariablement \u00e0 sa fille une robe\u00a0; un fr\u00e8re qui pour sa part recevait \u00e0 chaque fois des pierres pour une collection\u00a0; un p\u00e8re qui se mettait facilement en col\u00e8re\u00a0: un \u00ab\u00a0<em>ogre<\/em>\u00a0\u00bb semblable \u00e0 tous ses cong\u00e9n\u00e8res, O\u00f9 l\u2019on voit \u00e0 quelle aune se mesure une certaine normalit\u00e9 pour celle qui raconte. \u00ab\u00a0<strong>Toujours l\u2019aimer<\/strong>\u00a0\u00bb ouvre grand sur les br\u00fblures du magma intime. Comme sur une vision tragique de l\u2019existence humaine, le <em>fatum<\/em> tout droit issu de l\u2019h\u00e9ritage antique\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Est-ce ma faute si le destin est si fragile\u00a0? Si les fils que les dieux ont tiss\u00e9s se rompent en un instant\u00a0?<\/em>\u00a0\u00bb On notera \u00e9videmment la possible double lecture des \u00ab\u00a0fils\u00a0\u00bb en question, tel un surcro\u00eet de sens, \u00e0 la fin de ce premier roman qui est aussi l\u2019une des plus bouleversantes r\u00e9v\u00e9lations de l\u2019automne. Et une totale r\u00e9ussite.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;<strong>Toujours l\u2019aimer<\/strong>&nbsp;\u00bb de Matthieu Gounelle, Arl\u00e9a collection \u00ab&nbsp;Une journ\u00e9e particuli\u00e8re&nbsp;\u00bb, 104 pages, 17 \u20ac<\/h5>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">24\/10\/2024 &#8211; 1715 &#8211; W95<\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Matthieu Gounelle n\u2019est certes pas un d\u00e9butant. 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