{"id":2100,"date":"2024-12-11T15:12:24","date_gmt":"2024-12-11T14:12:24","guid":{"rendered":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/?p=2100"},"modified":"2024-12-11T15:29:41","modified_gmt":"2024-12-11T14:29:41","slug":"josef-winkler","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/12\/11\/josef-winkler\/","title":{"rendered":"Josef WINKLER"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading alignfull has-text-align-center\"><strong>\u00ab&nbsp;<em>Deux millions on en a liquid\u00e9&nbsp;!<\/em>&nbsp;\u00bb&nbsp;: l\u2019exclamation revient \u00e0 d\u2019innombrables reprises dans le quinzi\u00e8me roman de l\u2019Autrichien Josef Winkler paru en 2018 et d\u00e9sormais &nbsp;disponible en fran\u00e7ais dans une superbe traduction de&nbsp; Bernard Banoun<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"510\" height=\"774\" src=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/WINKLER.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2105\" srcset=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/WINKLER.png 510w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/WINKLER-198x300.png 198w\" sizes=\"auto, (max-width: 510px) 100vw, 510px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Celui qui lan\u00e7ait cette sinistre exclamation s\u2019appelait Odilo Globocnik. Sous l\u2019uniforme noir de la SS il avait \u00e9t\u00e9 l\u2019un des principaux responsables du massacre de plus d\u2019un million et demi de Juifs en Pologne. Captur\u00e9 par les Anglais en mai 1945, alors qu\u2019il s\u2019\u00e9tait r\u00e9fugi\u00e9 dans la Carinthie de sa jeunesse, il s\u2019\u00e9tait suicid\u00e9 et sa d\u00e9pouille avait \u00e9t\u00e9 ensevelie \u00e0 la h\u00e2te dans une friche de Kamering, village de la vall\u00e9e de la Drave, qui n\u2019\u00e9tait autre que le futur lieu de naissance de Josef Winkler. Il se trouve que le champ, qui donne son titre au roman dans l\u2019\u00e9dition fran\u00e7aise, jouxtait la propri\u00e9t\u00e9 familiale et fut ensuite exploit\u00e9 par le p\u00e8re de l\u2018auteur, Jakob Winkler. Celui-ci y r\u00e9coltait le bl\u00e9 n\u00e9cessaire \u00e0 la fabrication du pain ainsi que l\u2019avoine pour le nourrissage des b\u00eates.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong>Une \u00e9criture qui donne \u00a0au texte son exceptionnelle intensit\u00e9 dramatique<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;<em><strong>Le champ<\/strong>&nbsp;<\/em>\u00bb, c\u2019est tout ensemble le r\u00e9cit d\u2019une enfance et d\u2019une jeunesse, d\u2019une relation avec le p\u00e8re, d\u2019une p\u00e9riode noire de l\u2019histoire et de l\u2019obstin\u00e9 silence familial qui ensuite perdura. C\u2019est aussi une \u00e9criture, qui donne &nbsp;au texte son exceptionnelle intensit\u00e9 dramatique. Tout ce qui fait d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 de ce livre l\u2019une des tr\u00e8s grandes \u0153uvres de la litt\u00e9rature autrichienne contemporaine. Celui qui raconte est donc devenu l\u2019\u00e9crivain que l\u2019on sait. Ce qui lui valut la r\u00e9probation g\u00e9n\u00e9rale de sa contr\u00e9e natale, particuli\u00e8rement traditionnaliste et rest\u00e9e nostalgique de la p\u00e9riode brune (\u00ab&nbsp;<em>Ils ont ferm\u00e9 Mauthausen bien trop t\u00f4t<\/em>&nbsp;\u00bb). La relation avec le p\u00e8re en fut durablement marqu\u00e9e. N\u00e9 en 1953, Josef Winkler baigna dans une ambiance domestique contamin\u00e9e par l\u2019omnipr\u00e9sence de ce pass\u00e9. Les photos tr\u00f4nant en majest\u00e9 des trois fr\u00e8res de sa m\u00e8re et de l\u2019oncle Peter morts au combat, les discours de l\u2019oncle Hermann, ancien SS, le mutisme t\u00eatu du p\u00e8re face \u00e0 ses questions, le constant silence de la m\u00e8re. Au dehors la proximit\u00e9 affich\u00e9e des villageois avec l\u2019id\u00e9ologie nazie, dans ce Kamering curieusement dessin\u00e9 en forme de croix. Laissant ouverte la possibilit\u00e9 de toutes les interpr\u00e9tations. Depuis toujours le lieu ne vivait-il pas au rythme des messes et des moissons&nbsp;? En tout cas le cur\u00e9 Reinthaler avait refus\u00e9 de proc\u00e9der \u00e0 l\u2019inhumation de l\u2019exterminateur Globocnik dans le cimeti\u00e8re communal. On s\u2019\u00e9tait alors d\u00e9barrass\u00e9 de la d\u00e9pouille dans un trou creus\u00e9 dans un pr\u00e9 communal. Avec le temps le souvenir de son emplacement s\u2019\u00e9tait effac\u00e9. Mais pas forc\u00e9ment celui d\u2019une p\u00e9riode assez unanimement regrett\u00e9e.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le refoulement d\u2019un pass\u00e9 non surmont\u00e9<\/strong><\/h4>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Le champ s\u2019appelait Les P\u00e2tis-aux-porcs, cela ne s\u2019invente pas. Longtemps l\u2019\u00e9crivain avait ignor\u00e9 que le pain familial provenait d\u2019un bl\u00e9 possiblement enrichi par la d\u00e9composition du corps du bourreau. Une vision quasi surr\u00e9aliste. Ou expressionniste dans la grande tradition litt\u00e9raire germanique. Josef Winkler restitue ce qui s\u2019apparente \u00e0 un pan d\u2019histoire autrichienne \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des siens. Et d\u2019un m\u00eame mouvement interroge le silence de son p\u00e8re, qui jamais n\u2019avait \u00e9voqu\u00e9 les encombrants restes humains enfouis sans rep\u00e8re visible dans Les P\u00e2tis-aux-porcs. Tel le refoulement d\u2019un pass\u00e9 non surmont\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>pourquoi donc as-tu pass\u00e9 cela sous silence&nbsp;?<\/em> C\u2019\u00e9tait sur ce non-dit que la vie continuait, les travaux des&nbsp; champs, l\u2019entretien des b\u00eates \u00e0 l\u2019\u00e9table, l\u2019acquisition d\u2019un premier tracteur, ou encore lui-m\u00eame Jockel, diminutif enfantin de Josef, se glissant la nuit venue dans le lit parental entre \u00ab&nbsp;<em>tate<\/em>&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;<em>mame<\/em>&nbsp;\u00bb, le p\u00e8re et la m\u00e8re, ou, dans la cuisine, plong\u00e9 dans la lecture du \u00ab&nbsp;<em>Winnetou<\/em>&nbsp;\u00bb de Karl May, qui nourrit l\u2019imaginaire de plusieurs g\u00e9n\u00e9rations de jeunes lecteurs. L\u2019\u00e9crivain d\u00e9roule ainsi, au fil d\u2019un r\u00e9cit \u00e0 la formidable puissance \u00e9vocatrice, &nbsp;le tableau d\u2019une vie d\u2019apparence normale dans les Alpes autrichiennes durant les ann\u00e9es 1950 et 1960. Jusqu\u2019\u00e0 ce que le \u00ab&nbsp;<em>squelette pourrissant du nazi sanguinaire<\/em>&nbsp;\u00bb un jour refasse surface. Provoquant chez Josef Winkler une v\u00e9ritable sid\u00e9ration.<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Il en r\u00e9sulte aujourd\u2019hui cette v\u00e9ritable \u00ab&nbsp;<em>lettre au p\u00e8re<\/em>&nbsp;\u00bb (Josef Winkler a re\u00e7u r\u00e9cemment le Prix Franz Kafka 2024 pour l\u2019ensemble de son \u0153uvre). Une terrible interrogation s\u2019y fait entendre, en m\u00eame temps qu\u2019un puissant attachement. Sur cette dualit\u00e9 une litt\u00e9rature s\u2019est construite (\u00ab&nbsp;<em>Je ne cesse pas d\u2019\u00eatre ton fils et tu ne cesses pas d\u2019\u00eatre mon p\u00e8re<\/em>&nbsp;\u00bb), qui patiemment, au propre et au figur\u00e9, fouille ce terrain disparate. L\u2019auteur se rappelle une r\u00e9flexion tardive, en forme de demi-aveu. Son p\u00e8re \u00e9tait \u00e2g\u00e9 de &nbsp;quatre-vingts ans quand il lui d\u00e9clara \u00ab&nbsp;<em>Je veux encore dix ann\u00e9es de vie, comme \u00e7a l\u2019enfer sera plein, et je serai au ciel&nbsp;!<\/em>&nbsp;\u00bb Difficile de ne pas voir l\u00e0, apr\u00e8s tant de mutisme, une conscience en travail.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;<strong><em>Le champ<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb de Josef Winkler, traduction de l\u2019allemand (Autriche) et postface par Bernard Banoun, Editions Verdier (collection \u00ab&nbsp;Der Doppelg\u00e4nger&nbsp;\u00bb dirig\u00e9e par Jean-Yves Masson), 224 pages, 20,50 \u20ac<\/h5>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">12\/12\/2024 \u2013 1722 \u2013 W102<\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Deux millions on en a liquid\u00e9&nbsp;!&nbsp;\u00bb&nbsp;: l\u2019exclamation revient \u00e0 d\u2019innombrables reprises dans le quinzi\u00e8me roman de l\u2019Autrichien Josef Winkler paru en 2018 et d\u00e9sormais &nbsp;disponible en fran\u00e7ais dans une superbe traduction de&nbsp; Bernard Banoun Celui qui lan\u00e7ait cette sinistre exclamation s\u2019appelait Odilo Globocnik. 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