{"id":2119,"date":"2024-12-30T10:51:47","date_gmt":"2024-12-30T09:51:47","guid":{"rendered":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/?p=2119"},"modified":"2024-12-30T11:00:51","modified_gmt":"2024-12-30T10:00:51","slug":"jean-echenoz","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2024\/12\/30\/jean-echenoz\/","title":{"rendered":"Jean ECHENOZ"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading alignfull has-text-align-center\"><strong>\u00ab&nbsp;<em>Bristol<\/em>&nbsp;\u00bb, le vingt-et-uni\u00e8me livre de Jean Echenoz, se pr\u00e9sente comme une fa\u00e7on de quintessence de l\u2019\u0153uvre qui, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970, a fait souffler un vivifiant air de nouveaut\u00e9 dans une litt\u00e9rature de langue fran\u00e7aise alors t\u00e9tanis\u00e9e par les injonctions les plus contradictoires. Depuis celles des th\u00e9oriciens de la mort du roman et de l\u2019auteur jusqu\u2019\u00e0 celles des tenants de l\u2019absolue fid\u00e9lit\u00e9 au mod\u00e8le balzacien. On l\u2019aura compris&nbsp;: dans \u00ab&nbsp;<em>Bristol<\/em>&nbsp;\u00bb Jean Echenoz&nbsp; se montre \u00e0 son tout meilleur. R\u00e9gal de lecture assur\u00e9<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"567\" height=\"713\" src=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/ECHENOZ.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2121\" srcset=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/ECHENOZ.png 567w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/ECHENOZ-239x300.png 239w\" sizes=\"auto, (max-width: 567px) 100vw, 567px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Il est ici question de litt\u00e9rature et de cin\u00e9ma autour d\u2019un certain Robert Bristol, r\u00e9alisateur de \u00ab&nbsp;<em>quatre ou cinq courts m\u00e9trages rest\u00e9s confidentiels<\/em>&nbsp;\u00bb et d\u2019\u00ab&nbsp;<em> une douzaine de fictions dans des genres divers [\u2026] accueillis par des succ\u00e8s d\u2019estime quoique sans jamais toucher un grand public<\/em>.&nbsp;\u00bb A quoi il faut ajouter que Bristol apr\u00e8s deux divorces vit seul, qu\u2019il doit surveiller son hyperglyc\u00e9mie et mesure un m\u00e8tre soixante-seize. D\u2019entr\u00e9e de jeu nous voici donc de plain pied dans l\u2019univers narratif de Jean Echenoz, combinaison d\u2019ironie et de coqs \u00e0 l\u2019\u00e2ne dans une ambiance d\u2019apparente nonchalance. Mais un texte d\u00e9j\u00e0 se construit, dont la mati\u00e8re se donne \u00e0 conna\u00eetre en m\u00eame temps que se laissent apercevoir les repentirs et les choix, les arr\u00eats et les changements d\u2019orientation de celui qui \u00e9crit. N\u2019en masquant rien ni ne perdant de temps avec des circonlocutions quand il suffit d\u2019annoncer \u00ab&nbsp;<em>laissons tomber<\/em>&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;<em>passons<\/em>&nbsp;\u00bb, ou bien \u00ab&nbsp;<em>le mieux aurait peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 de ne rien d\u00e9crire du tout. Mais bon, nous aurons essay\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb, ou bien \u00ab&nbsp;<em>d\u00e9crire <\/em>[\u2026]&nbsp;<em>on n\u2019en a pas tellement envie\u2026<\/em>\u00bb Cela avait commenc\u00e9 par la chute d\u2019un homme enti\u00e8rement d\u00e9v\u00eatu, d\u2019une fen\u00eatre du cinqui\u00e8me \u00e9tage d\u2019un immeuble de la rue des Eaux, seizi\u00e8me arrondissement, alors que Robert Bristol, lui-m\u00eame habitant du quatri\u00e8me, en sortait. Pour m\u00e9moire cette art\u00e8re au curieux trac\u00e9 a servi de lieu de tournage, entre autres, au&nbsp;\u00ab&nbsp;<em><strong>Dernier tango \u00e0 Paris<\/strong>&nbsp;\u00bb,<\/em> au \u00ab&nbsp;<strong><em>Professionnel<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb&nbsp;ainsi qu\u2019\u00e0 &nbsp;\u00ab&nbsp;<strong><em>La Captive<\/em><\/strong>.&nbsp;\u00bb Echenoz, dont on sait le s\u00e9rieux des r\u00e9f\u00e9rences, ne d\u00e9teste pas ce genre de clin d\u2019\u0153il. Qui en l\u2019esp\u00e8ce situe son texte \u00e0 la connexion de la litt\u00e9rature et du cin\u00e9ma. Il sera justement bient\u00f4t question d\u2019un film que Bristol ira tourner en Afrique, du c\u00f4t\u00e9 du fleuve Limpopo. <\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong>Une v\u00e9ritable myriade de petites lumi\u00e8res r\u00e9f\u00e9rentielles qui scintillent au c\u0153ur du texte<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">La deuxi\u00e8me grande caract\u00e9ristique de cette litt\u00e9rature, c\u2019est sa conception extensive du lexique. On sait que pour l\u2019\u00e9crivain le dictionnaire ne se limite pas aux noms communs et que la partie noms propres lui offre une infinit\u00e9 de ressources. Ils sont ici plusieurs dizaines, qui quasi m\u00e9caniquement ouvrent dans le texte des fen\u00eatres sur une multitude d\u2019\u00e9chos conscients et inconscients. A titre d\u2019exemples outre Bristol, Marjorie des Marais, une Chlo\u00e9, une C\u00e9leste, un Jean-Claude, ou encore Jacky Pasternac, Nadia Saint-Clair, Brubec, Genevi\u00e8ve Damals\u2026 Plusieurs de ces noms suscitent imm\u00e9diatement chez le lecteur un ph\u00e9nom\u00e8ne de r\u00e9sonance. De lectures, avec Boris Vian, Jean de Brunhoff &nbsp;et Boris Pasternak, de films avec JC Van Damme, de musique avec Dave Brubeck\u2026 &nbsp;Tandis que l\u2019intrigue se d\u00e9roule, entre la d\u00e9fenestration de la rue des Eaux et la concr\u00e9tisation d\u2019un projet de film en Afrique, c\u2019est une v\u00e9ritable myriade de petites lumi\u00e8res r\u00e9f\u00e9rentielles qui scintillent au c\u0153ur du texte, inscrivant celui-ci dans un horizon d\u2019une consid\u00e9rable densit\u00e9. <\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong>Il est alors temps pour le narrateur de lever le voile sur le sc\u00e9nario du film<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Non sans difficult\u00e9 Bristol a maintenant boucl\u00e9 son casting et peut s\u2019envoler vers les lieux du tournage au sud de l\u2019Afrique&nbsp;: au Botswana, dans la r\u00e9gion de Bobonong aussi appel\u00e9e Bob City. De nouveaux noms dans une liste d\u00e9j\u00e0 longue. Il est alors temps pour le narrateur de lever le voile sur le sc\u00e9nario du film (\u00ab<em>&nbsp;Profitons-en pour rappeler sommairement l\u2019argument<\/em>&nbsp;\u00bb) et signaler le r\u00f4le que va y jouer un \u00e9l\u00e9phant. Jean de Brunhoff r\u00e9sonne au loin. Le pachyderme d\u2019Echenoz n\u2019a cependant rien du pacifique Babar. Dans un acc\u00e8s de rage il est en train de d\u00e9vaster un village. A Paris l\u2019on s\u2019interroge toujours sur l\u2019identit\u00e9 du d\u00e9funt de la rue des Eaux. L\u2019inspecteur Claveau, homonyme d\u2019un c\u00e9l\u00e8bre crooner de la seconde moiti\u00e9 du 20<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, est \u00e0 la man\u0153uvre. En Afrique un parachutiste au profil de h\u00e9ros vient d\u2019atterrir sur le dos de l\u2019\u00e9l\u00e9phant, l\u2019occasion pour le narrateur de quelques consid\u00e9rations bien senties sur l\u2019art de l\u2019illusion qu\u2019est le cin\u00e9ma&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Le moins doit faire imaginer le plus. C\u2019est le r\u00e8gne de la partie pour le tout, l\u2019empire de la synecdoque<\/em>&nbsp;\u00bb\u2026 &nbsp;Puis appara\u00eet une milice, incontournable protagoniste d\u2019une aventure africaine. <\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong>De ce charivari narratif l\u2019on sort admiratif<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">A la fa\u00e7on du cin\u00e9ma, l\u2019action reprend alors six mois plus tard, \u00e0 Paris. Le film, \u00e9videmment un navet, est sorti rapidement des \u00e9crans (\u00ab&nbsp;<em>1423 entr\u00e9es en premi\u00e8re semaine<\/em>&nbsp;\u00bb.) L\u2019immeuble de la rue des Eaux devient le cadre d\u2019un autre genre de repr\u00e9sentation, un v\u00e9ritable vaudeville qui met en sc\u00e8ne Bristol, Claveau, une actrice portant le pseudo de Severin et quelques autres. Dont le chef de\u2026la milice africaine, le commandant Parker. Tout cela \u00ab&nbsp;<em>frise la pantalonnade<\/em>&nbsp;\u00bb, ass\u00e8ne le narrateur. Quelques mois passent encore, pour une chute, aux sens propre et figur\u00e9, de cinq pages et demie, qui constitue la partie finale du roman. Une mani\u00e8re d\u2019\u00e9pisode d\u00e9ceptif dans lequel on est maintenant tomb\u00e9 dans le film publicitaire, un clip pour un d\u00e9odorant dont C\u00e9leste est l\u2019h\u00e9ro\u00efne. De ce charivari narratif l\u2019on sort admiratif, tant la ma\u00eetrise de l\u2019\u00e9crivain y appara\u00eet constante, tant son inventivit\u00e9 langagi\u00e8re ne cesse de faire merveille. Qui d\u2019autre que Jean Echenoz pourrait proposer des trouvailles telles que \u00ab&nbsp;<em>trois locataires observent le drame en exhalant des phylact\u00e8res de bu\u00e9e<\/em>&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;<em>l\u2019envoy\u00e9 sp\u00e9cial \u00e9met \u00e0 pr\u00e9sent, d\u2019une voix sourde, trois id\u00e9ogrammes&nbsp; monosyllabiques<\/em>&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;<em>une consistance de yaourt aromatis\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb, ou enfin \u00ab&nbsp;<em>un impair de grutier<\/em>&nbsp;\u00bb qui renvoie \u00e0 la \u00ab&nbsp;<em>b\u00e9vue ancillaire<\/em>&nbsp;\u00bb d\u2019Audiard&nbsp;? C\u2019est tout Echenoz qui se retrouve dans ce vingt-et-uni\u00e8me livre.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;<strong><em>Bristol<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb de Jean Echenoz, Les Editions de Minuit, 206 pages, 19 \u20ac<\/h5>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">02\/01\/2025 \u2013 1724 \u2013 W104<\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Bristol&nbsp;\u00bb, le vingt-et-uni\u00e8me livre de Jean Echenoz, se pr\u00e9sente comme une fa\u00e7on de quintessence de l\u2019\u0153uvre qui, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1970, a fait souffler un vivifiant air de nouveaut\u00e9 dans une litt\u00e9rature de langue fran\u00e7aise alors t\u00e9tanis\u00e9e par les injonctions les plus contradictoires. 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