{"id":2175,"date":"2025-01-28T15:04:55","date_gmt":"2025-01-28T14:04:55","guid":{"rendered":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/?p=2175"},"modified":"2025-01-28T15:11:49","modified_gmt":"2025-01-28T14:11:49","slug":"sophie-brocas","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2025\/01\/28\/sophie-brocas\/","title":{"rendered":"Sophie BROCAS"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading alignfull has-text-align-center\"><strong>\u00ab&nbsp;<em>Le Lit clos<\/em>&nbsp;\u00bb, cinqui\u00e8me roman de Sophie Brocas,&nbsp; propose une palpitante plong\u00e9e dans un \u00e9pisode devenu l\u00e9gendaire de l\u2019histoire sociale du XX\u00e8me si\u00e8cle, la grande gr\u00e8ve des ouvri\u00e8res des sardineries, les \u00ab&nbsp;<em>Penn Sardin<\/em>&nbsp;\u00bb, \u00e0 Douarnenez en 1924. Et plus largement dans la soci\u00e9t\u00e9 des ann\u00e9es 1920 qui, au sortir de la Grande guerre, se trouvait travaill\u00e9e dans ses profondeurs par l\u2019affrontement de l\u2019ancien et du nouveau. Dans le champ politique, mais pas seulement. Tout ce qui ici s\u2019incarne au travers de deux admirables figures de femmes<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"342\" height=\"534\" src=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/BROCAS.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2177\" srcset=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/BROCAS.png 342w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/BROCAS-192x300.png 192w\" sizes=\"auto, (max-width: 342px) 100vw, 342px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Cela commence par la trag\u00e9die d\u2019une mort en couches. En octobre 1924 Rose, qui n\u2019a pas encore 18 ans, est appel\u00e9e &nbsp;par son p\u00e8re pour venir au chevet de la m\u00e8re baignant dans son sang&nbsp;: un petit gar\u00e7on allait bient\u00f4t na\u00eetre, auquel celle-ci ne survivrait pas. La jeune fille vouerait longtemps au nouveau venu une haine farouche. Elle surnommerait \u00ab&nbsp;<em>le Barbare<\/em>&nbsp;\u00bb celui qui avait tu\u00e9 sa m\u00e8re. La sc\u00e8ne se d\u00e9roule &nbsp;\u00e0 Tr\u00e9boul, non loin de Douarnenez, o\u00f9 vit cette famille de paysans avec ses quatre enfants. Rose en est l\u2019a\u00een\u00e9e. Pour d\u00e9sormais assurer le quotidien, elle va devoir partir travailler dans l\u2019une des vingt sardineries qui r\u00e9pandent une insupportable odeur sur la ville et son port alors en pleine activit\u00e9. Avec son entame d\u2019un noir \u00e9pais, le roman de Sophie Brocas para\u00eet d\u2019abord s\u2019inscrire dans le courant d\u2019une litt\u00e9rature ouvri\u00e8re aux accents mis\u00e9rabilistes. Dans ses deux premiers chapitres l\u2019autrice brosse en effet le sombre tableau d\u2019un univers sans la moindre \u00e9chapp\u00e9e, comme enferm\u00e9 sous une chape \u00e0 la couleur du malheur. Chacune de ses innombrables notations, \u00e0 partir d\u2019une &nbsp;impressionnante documentation, renvoie \u00e0 ce que Baudelaire, quelques d\u00e9cennies auparavant, d\u00e9signait par le substantif \u00e9vocateur de \u00ab&nbsp;<em>guignon<\/em>.&nbsp;\u00bb Sophie Brocas, pour sa part, parle de \u00ab&nbsp;<em>la hy\u00e8ne du malheur<\/em>.&nbsp;\u00bb Un environnement qui fait ressortir l\u2019inanit\u00e9 du pr\u00e9nom de la jeune fille.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong>Au fil de pages superbes Sophie Brocas replace les semaines de 1924 dans la continuit\u00e9&nbsp;d\u2019une longue histoire de luttes<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">La voici donc embauch\u00e9e comme sardini\u00e8re \u00e0 la conserverie Chancrel appel\u00e9e \u00ab&nbsp;<em>l\u2019usine rouge<\/em>&nbsp;\u00bb pour sa longue fa\u00e7ade de brique face au port du Rosmeur. L\u00e0 encore, avec une implacable pr\u00e9cision, l\u2019autrice d\u00e9taille chaque geste d\u2019un travail r\u00e9p\u00e9titif et \u00e9reintant, au milieu des bacs d\u2019huile bouillante, les \u00ab&nbsp;<em>bouillottes<\/em>&nbsp;\u00bb,&nbsp; et des entrailles de sardines. Et la cadence \u00e0 tenir. Sept cent cinquante bo\u00eetes \u00e0 remplir par jour pour chaque ouvri\u00e8re. Pour un salaire quotidien de mis\u00e8re, 1,64 franc. Le 21 novembre la gr\u00e8ve est lanc\u00e9e. Dix-neuf ans plus t\u00f4t, en 1905, un premier mouvement s\u2019\u00e9tait achev\u00e9 sur une premi\u00e8re victoire. Les plus anciennes&nbsp; peuvent encore en t\u00e9moigner. Au fil de pages superbes Sophie Brocas replace les semaines de 1924 dans la continuit\u00e9&nbsp;d\u2019une longue histoire de luttes. Pour m\u00e9moire, Douarnenez fut la premi\u00e8re municipalit\u00e9 de France \u00e0 \u00e9lire un maire communiste. C\u2019\u00e9tait en 1921, quelques mois apr\u00e8s le congr\u00e8s de Tours. &nbsp;Trois ans apr\u00e8s c\u2019est une tout jeune femme d\u2019une vingtaine d\u2019ann\u00e9es qui \u00e9merge \u00e0 la t\u00eate des gr\u00e9vistes. Elle se pr\u00e9nomme Louise et s\u2019est d\u2019abord distingu\u00e9e par l\u2019intense beaut\u00e9 de ses chants, repris par toutes les femmes \u00e0 la t\u00e2che dans l\u2019usine.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong>Le r\u00e9cit circule de l\u2019une \u00e0 l\u2019autre, en un passionnant contrepoint, donnant \u00e0 voir le bouillonnement qui s\u2019est empar\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Elle vit seule en ville. Bient\u00f4t Rose, sous le charme, vient loger chez elle, puis partage son lit clos. La petite paysanne pieuse et la r\u00e9publicaine ath\u00e9e font un bout de chemin ensemble. Sophie Brocas, avec une infinie d\u00e9licatesse, les d\u00e9peint dans leur quotidien fait de plaisirs intimes et de partage dans la lutte sociale. L\u2019une et l\u2019autre comme transcend\u00e9es par ce double engagement. Au bout de cinq \u00e2pres semaines la gr\u00e8ve se termine par une victoire&nbsp;: le salaire horaire passe \u00e0 un franc. Tandis que Rose la catholique aspire maintenant \u00e0 fonder une famille, Louise ne r\u00eave que d\u2019\u00e9mancipation. Leurs destin\u00e9es vont diverger. L\u2019une se marie avec un patron de p\u00e8che et s\u2019embourgeoise, l\u2019autre prend la direction de Paris et int\u00e8gre bient\u00f4t le milieu artistique. Et surtout chacune va tenir, trois ann\u00e9es durant jusqu\u2019en 1928, un journal intime qu\u2019on peut ici lire en alternance. Le r\u00e9cit circule ainsi de l\u2019une \u00e0 l\u2019autre, en un passionnant contrepoint, donnant \u00e0 voir le bouillonnement qui s\u2019est empar\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9. A Douarnenez l\u2019essor de nouvelles p\u00e8ches r\u00e9mun\u00e9ratrices au large des c\u00f4tes africaines. A Paris l\u2019effervescence artistique et politique, le combat pour le droit de vote des femmes. L\u2019on voit passer Picasso, Miro, Foujita, Man Ray, Fernand L\u00e9ger, Germaine Tailleferre, Eric Satie, Kiki de Montparnasse venue de sa haute C\u00f4te d\u2019Or, Violette Morris, Andr\u00e9 Breton, Victor Margueritte l\u2019auteur de \u00ab&nbsp;<strong><em>La Gar\u00e7onne<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb, le d\u00e9put\u00e9 Marcel Cachin, appel\u00e9 ici Cachan, directeur de \u00ab&nbsp;<strong><em>L\u2019Humanit\u00e9<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb\u2026 Sophie Brocas orchestre avec une formidable maestria et un non moins talentueux sens du d\u00e9tail cette ambitieuse saga historique et f\u00e9ministe. Le romanesque tourne ici \u00e0 plein, pour un plaisir qui \u00e0 aucun moment ne faiblit. Jusqu\u2019\u00e0 un final charg\u00e9 d\u2019\u00e9motion, dans la continuit\u00e9 de ce g\u00e9n\u00e9reux r\u00e9cit. <\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;<em>Le Lit clos<\/em>&nbsp;\u00bb de Sophie Brocas, Editions Mialet\/Barrault, 336 pages, 21 \u20ac<\/h5>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">30\/01\/2025 \u2013 1728 \u2013 W108<\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Le Lit clos&nbsp;\u00bb, cinqui\u00e8me roman de Sophie Brocas,&nbsp; propose une palpitante plong\u00e9e dans un \u00e9pisode devenu l\u00e9gendaire de l\u2019histoire sociale du XX\u00e8me si\u00e8cle, la grande gr\u00e8ve des ouvri\u00e8res des sardineries, les \u00ab&nbsp;Penn Sardin&nbsp;\u00bb, \u00e0 Douarnenez en 1924. 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