{"id":2303,"date":"2025-04-02T10:49:38","date_gmt":"2025-04-02T08:49:38","guid":{"rendered":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/?p=2303"},"modified":"2025-04-02T10:59:37","modified_gmt":"2025-04-02T08:59:37","slug":"marie-sizun-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2025\/04\/02\/marie-sizun-2\/","title":{"rendered":"Marie SIZUN"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading alignfull has-text-align-center\"><strong>Dans \u00ab\u00a0<em>L\u2019Absent<\/em>\u00a0\u00bb, seizi\u00e8me livre de Marie Sizun depuis \u00ab\u00a0<em>Le P\u00e8re de la petite<\/em>\u00a0\u00bb (Arl\u00e9a, 2005), l\u2019on retrouve certes \u00e0 l\u2019identique la subtilit\u00e9 d\u2019une \u00e9criture qui n\u2019a gu\u00e8re cess\u00e9 de creuser le sillon autobiographique, avec ces apog\u00e9es que furent \u00ab\u00a0<em>La Gouvernante su\u00e9doise<\/em>\u00a0\u00bb (2016), \u00ab\u00a0<em>Les S\u0153urs aux yeux bleu<\/em>s\u00a0\u00bb (2019), \u00ab\u00a0<em>La Maison de Bretagne<\/em>\u00a0\u00bb (2021) ou encore, tout r\u00e9cemment, \u00ab\u00a0<em>10, Villa Gagliardini<\/em>\u00a0\u00bb (2024), tous publi\u00e9s chez Arl\u00e9a. Sauf que ce r\u00e9cit \u00e0 la premi\u00e8re personne, dans l\u2019ombre port\u00e9e de Milan Kundera, appara\u00eet assur\u00e9ment comme le plus audacieux et le plus bouleversant dans l\u2019exploration d\u2019une intimit\u00e9<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"523\" height=\"750\" src=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/SIZUN.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2305\" srcset=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/SIZUN.png 523w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/SIZUN-209x300.png 209w\" sizes=\"auto, (max-width: 523px) 100vw, 523px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Au fil de ses deux centaines de pages \u00ab&nbsp;<strong><em>L\u2019Absent<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb raconte en effet un amour quasi clandestin de quatre d\u00e9cennies. Celui-ci avait commenc\u00e9 dans un lyc\u00e9e de Karlsruhe, au sud-ouest de l\u2019Allemagne, dans le Bade-Wurtemberg, o\u00f9 celle qui aujourd\u2019hui se souvient, jeune agr\u00e9g\u00e9e de lettres classiques, \u00e9tait partie enseigner le fran\u00e7ais. Elle y \u00e9tait rest\u00e9e dix-sept ans et y avait vu arriver un compatriote, dont elle s\u2019\u00e9tait \u00e9prise. Une idylle discr\u00e8te, mais tr\u00e8s vite intense, entre eux deux s\u2019\u00e9tait nou\u00e9e. Ils avaient trente-cinq ans. Les ann\u00e9es ont pass\u00e9, la vieillesse est venue. Jusqu\u2019\u00e0 un sinistre matin de mars 2020&nbsp;: un appel t\u00e9l\u00e9phonique informe la narratrice que l\u2019homme si longtemps et passionn\u00e9ment aim\u00e9 vient de s\u2019\u00e9teindre dans un h\u00f4pital bruxellois. Une histoire s\u2019ach\u00e8ve dont Marie Sizun restitue avec une douloureuse pr\u00e9cision toute la singularit\u00e9. A commencer par le secret dans lequel leur liaison n\u2019avait d\u00fb cesser de baigner. La narratrice sortait&nbsp; alors d\u2019un \u00ab&nbsp;<em>triste mariage<\/em>&nbsp;\u00bb, elle \u00ab&nbsp;<em>\u00e9levait seule trois enfants pleins de vie dont le plus jeune avait quatre ans, l\u2019a\u00een\u00e9e huit<\/em>&nbsp;\u00bb. Le coll\u00e8gue rencontr\u00e9 \u00e0 Karlsruhe s\u2019\u00e9tait lui-m\u00eame mari\u00e9 jeune, \u00e0 vingt ans. Il avait deux enfants, un fils autiste et une fille \u00e9pileptique, auxquels il \u00e9tait indissolublement attach\u00e9. Sa femme avait \u00e9t\u00e9 atteinte par une maladie incurable. A aucun moment il n\u2019avait moralement pu envisager de&nbsp; quitter sa famille. Mais pas question non plus de renoncer \u00e0 ce qui constituait pour lui son v\u00e9ritable amour. Quarante ans durant il \u00e9tait donc rest\u00e9 l\u2019amant de la narratrice, ne partageant son existence qu\u2019\u00e0 de tr\u00e8s br\u00e8ves p\u00e9riodes.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong>Leur histoire jusqu\u2019au bout ainsi continuerait, ne cessant d\u2019orienter la vie de la narratrice mais la contraignant toujours au silence<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Ce qui d\u2019abord frappe dans ce texte d\u2019une rare sinc\u00e9rit\u00e9, c\u2019est la sorte de puret\u00e9, pour ne pas dire d\u2019innocence, qui ressort d\u2019une histoire par ailleurs terriblement compliqu\u00e9e, avec ses dissimulations et ses strat\u00e9gies pour continuer de se voir. C\u2019est aussi l\u2019inalt\u00e9rable double fid\u00e9lit\u00e9 de celui qui vient de mourir. Aux siens et \u00e0 l\u2019amante devenue la dame \u00e2g\u00e9e qui raconte. Abasourdie par la brutalit\u00e9 de la nouvelle puis submerg\u00e9e par le flot des souvenirs et les inscrivant dans l\u2019ordre d\u2019une narration qui remonte dans le pass\u00e9. Depuis la rencontre initiale, la s\u00e9duction qui \u00e9manait de l\u2019homme discret et cultiv\u00e9, professeur brillant et personnalit\u00e9 atypique r\u00e9tive \u00e0 se couler dans le moule commun, avec son air distrait et son imperm\u00e9able d\u00e9fra\u00eechi \u00e0 la Colombo. Jusqu\u2019aux derni\u00e8res ann\u00e9es, la permanence de sa d\u00e9licatesse comme de son alacrit\u00e9 d\u2019esprit, tandis que sa sant\u00e9 devenait de plus en plus gravement vacillante. Pour lui apr\u00e8s l\u2019Allemagne il y avait eu Bruxelles. Sa fille venait de mourir. La narratrice s\u2019y \u00e9tait \u00e0 son tour install\u00e9e, le rejoignant mais ne partageant pas davantage de temps avec lui. Plus tard, elle choisirait finalement de partir \u00e0 Paris, attendant fi\u00e9vreusement les visites qu\u2019il lui ferait ou celles qu\u2019elle pourrait lui faire. Paris-Nord et Bruxelles-Midi se m\u00e9tamorphoseraient pour eux en hauts lieux de leur passion. Leur histoire jusqu\u2019au bout ainsi continuerait, ne cessant d\u2019orienter la vie de la narratrice mais la contraignant toujours au silence. Impossible de parler \u00e0 quiconque de la mort de l\u2019amant octog\u00e9naire, de partager sa douleur. &nbsp;Un cr\u00e8ve-c\u0153ur. Le r\u00e9cit qu\u2019elle fait aujourd\u2019hui dans une certaine mesure tient lieu de compensation.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong>Leur inscription l\u2019un et l\u2019autre dans un semblable parcours social<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">A l\u2019origine de l\u2019amour \u00e9prouv\u00e9 pour celui qu\u2019elle d\u00e9signe par l\u2019initiale V., il y avait sans doute aussi une r\u00e9alit\u00e9 qui litt\u00e9ralement transpire du texte&nbsp;: leur inscription l\u2019un et l\u2019autre dans un semblable parcours social. Ce que Marie Sizun rassemble en une phrase lapidaire, qui aurait pu venir sous la plume d\u2019une autre autrice de sa g\u00e9n\u00e9ration, Annie Ernaux&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Nous avions eu la m\u00eame enfance pauvre, la m\u00eame adolescence rageuse, le m\u00eame besoin de nous affirmer et de r\u00e9ussir par l\u2019\u00e9cole<\/em>.&nbsp;\u00bb Apr\u00e8s l\u2019agr\u00e9gation V. s\u2019\u00e9tait en effet mari\u00e9, en mani\u00e8re de signe de r\u00e9ussite, avec une fille de la bourgeoisie \u00ab&nbsp;<em>au verbe altier<\/em>&nbsp;\u00bb, qui n\u2019avait jamais cess\u00e9 de lui faire ressentir la diff\u00e9rence de leurs origines. Rien de moins qu\u2019un m\u00e9pris de classe. Associ\u00e9 au superbe r\u00e9cit du bel amour, \u00e0 sa po\u00e9sie, \u00e0 ses nombreuses r\u00e9f\u00e9rences litt\u00e9raires et artistiques, d\u2019\u00ab&nbsp;<strong>Andromaque<\/strong>&nbsp;\u00bb \u00e0 Couperin et James Ensor, c\u2019est un discret mais ind\u00e9niable roman social qui se donne \u00e9galement \u00e0 lire. Le <em>tombeau<\/em> \u00e0 son amant, la narratrice en fait une \u0153uvre pleinement inscrite dans l\u2019\u00e9poque, dans sa fougue comme dans sa d\u00e9capante lucidit\u00e9.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;<strong><em>L\u2019Absent<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb de Marie Sizun, Editions Arl\u00e9a (Premier mille), 202 pages, 19 \u20ac<\/h5>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">03\/04\/2025 \u2013 1737 \u2013 W117<\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans \u00ab\u00a0L\u2019Absent\u00a0\u00bb, seizi\u00e8me livre de Marie Sizun depuis \u00ab\u00a0Le P\u00e8re de la petite\u00a0\u00bb (Arl\u00e9a, 2005), l\u2019on retrouve certes \u00e0 l\u2019identique la subtilit\u00e9 d\u2019une \u00e9criture qui n\u2019a gu\u00e8re cess\u00e9 de creuser le sillon autobiographique, avec ces apog\u00e9es que furent \u00ab\u00a0La Gouvernante su\u00e9doise\u00a0\u00bb (2016), \u00ab\u00a0Les S\u0153urs aux yeux bleus\u00a0\u00bb (2019), \u00ab\u00a0La Maison de Bretagne\u00a0\u00bb (2021) ou encore, [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_eb_attr":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[80],"class_list":["post-2303","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe","tag-la-delicate-histoire-dun-amour-de-quarante-ans-qui-se-presente-aiussi-comme-lanatomie-dune-epoque"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.4 - 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