{"id":2331,"date":"2025-04-14T15:43:43","date_gmt":"2025-04-14T13:43:43","guid":{"rendered":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/?p=2331"},"modified":"2025-04-15T17:11:48","modified_gmt":"2025-04-15T15:11:48","slug":"entretien-avec-jean-rouaud","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2025\/04\/14\/entretien-avec-jean-rouaud\/","title":{"rendered":"Entretien avec Jean Rouaud"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Entretien avec Jean Rouaud sur \u00ab\u00a0Le roman du XXe\u00a0si\u00e8cle\u00bb<\/strong> : <strong>\u00ab\u00a0<em>Le roman est descendu au c\u0153ur de la bataill<\/em>e\u00a0\u00bb<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">L\u2019auteur des \u00ab&nbsp;<strong>Champs d\u2019honneur<\/strong>&nbsp;\u00bb revient sur le dernier si\u00e8cle litt\u00e9raire et assigne au roman de nouveaux enjeux.<\/h5>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Parmi les auteurs de langue fran\u00e7aise, Jean Rouaud est l\u2019un de ceux qui ne cessent pas de remettre la litt\u00e9rature pr\u00e9sente dans la perspective d\u2019une histoire. L\u2019un de ceux aussi qui r\u00e9fl\u00e9chissent le plus constamment aux postures successives du roman, dans sa confrontation avec le r\u00e9el. Il n\u2019est qu\u2019\u00e0 lire \u00ab&nbsp;<strong>L\u2019Imitation du bonheur<\/strong>&nbsp;\u00bb (2006) pour observer la profondeur et la puissance synth\u00e9tique de ce cheminement intellectuel. La parution du num\u00e9ro de la NRF publi\u00e9 sous sa direction offrait une occasion r\u00eav\u00e9e pour quelques mises \u00e0 jour. Jean Rouaud s\u2019explique dans l\u2019entretien qu\u2019il nous accorde.<\/h5>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Alors que Gallimard f\u00eate son centenaire, vous dirigez le volume sp\u00e9cial de la NRF \u00ab\u00a0Le roman du XX\u00e8me\u00a0\u00bb, auquel ont collabor\u00e9 31 \u00e9crivains de langues et d\u2019origines tr\u00e8s diverses. L\u2019esprit de l\u2019entreprise n\u2019\u00e9tait pas d\u2019\u00e9tablir un bilan. Mais il y a aussi un peu de cela, non\u00a0?<\/h5>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">J\u2019avais lu il y a deux ans \u00ab&nbsp;<strong>Vie et destin<\/strong>&nbsp;\u00bb de Vassili Grossman, que j\u2019avais trouv\u00e9 extraordinaire. J\u2019avais eu le sentiment non seulement d\u2019\u00eatre face \u00e0 l\u2019un des grands romans du XXe, mais aussi \u00e0 un livre qui se confrontait aux monstres de ce si\u00e8cle. J\u2019avais \u00e9t\u00e9 frapp\u00e9 par le fait qu\u2019il avait \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 dans les ann\u00e9es 1950, qu\u2019il \u00e9tait donc contemporain du Nouveau roman, alors qu\u2019il \u00e9tait \u00e9crit selon des modalit\u00e9s narratives du XIXe&nbsp;: c\u2019est un d\u00e9calque de \u00ab&nbsp;<strong>Guerre et paix<\/strong>&nbsp;\u00bb de Tolsto\u00ef, qui s\u2019autorise tout ce qu\u2019avait interdit la modernit\u00e9 litt\u00e9raire, par exemple l\u2019auteur omniscient qui s\u2019infiltre dans les pens\u00e9es\u2026 Or Grossman se fiche de tout \u00e7a. Il \u00e9crit un roman du XXe avec l\u2019arsenal romanesque du XIXe. Comme nous venions de faire deux livres, avec Michel Le Bris, sur la litt\u00e9rature-monde, j\u2019ai eu l\u2019id\u00e9e de continuer et d\u2019interroger les \u00e9crivains sur leurs pairs&nbsp;: quel \u00e9tait selon eux le roman qui avait le mieux saisi les tourments du XXe&nbsp;?&nbsp;<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Vous avez choisi de faire intervenir seulement des \u00e9crivains, pas des historiens de la litt\u00e9rature ou des critiques. Pour quelle raison\u00a0?<\/h5>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Je tiens \u00e0 l\u2019id\u00e9e du roman comme lecture du monde. Or le romancier, dans les ann\u00e9es 1950-1960, avait \u00e9t\u00e9 compl\u00e8tement \u00e9cart\u00e9 par les sciences humaines. On n\u2019attendait plus du r\u00e9cit qu\u2019il dise la r\u00e9alit\u00e9 du monde. C\u2019\u00e9tait la pens\u00e9e qui allait nous dire la v\u00e9rit\u00e9. Au point que le romancier \u00e9tait devenu l\u2019idiot de service et que le r\u00e9cit \u00e9tait compl\u00e8tement d\u00e9consid\u00e9r\u00e9. Or quand on se retourne, on s\u2019aper\u00e7oit que ceux qui ont le mieux saisi le mouvement du monde, ce sont les romanciers. Il fallait donc leur rendre la parole et leur demander leur point de vue sur telle ou telle lecture du monde. La contrainte, de la part de Gallimard, c\u2019\u00e9tait qu\u2019on ne s\u2019adresse, qu\u2019\u00e0 des auteurs de la maison. Personnellement j\u2019aurais aim\u00e9 demander par exemple \u00e0 Jean Echenoz\u2026<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">On voit certes que les \u00e9crivains, dont il est question dans ce cahier, ont significativement accompagn\u00e9 le mouvement du monde. Mais il manque curieusement des auteurs comme Proust ou Thomas Bernhardt, pi\u00e8ces majeures du XX\u00e8me si\u00e8cle !<\/h5>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Proust est mort en 1922. Dans \u00ab&nbsp;<strong>La Recherche<\/strong>&nbsp;\u00bb, il int\u00e8gre la Premi\u00e8re guerre mondiale, mais il n\u2019y a pas de trace de la R\u00e9volution d\u2019octobre. Et il dispara\u00eet avant la R\u00e9publique de Weimar, la mont\u00e9e du nazisme\u2026 C\u2019est donc en fait le XIXe qui se termine l\u00e0. Parmi les grands absents, vous me direz qu\u2019il y a aussi Thomas Mann ou Musil&#8230; Je pense que c\u2019est g\u00e9n\u00e9rationnel. Posez la m\u00eame question il y vingt ans, ils y sont. C\u2019est le travail du temps. Ils ne sont pas moins importants aujourd\u2019hui, mais c\u2019est comme si, \u00e0 force d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 comment\u00e9s, ils avaient dit l\u2019essentiel et qu\u2019on \u00e9tait maintenant oblig\u00e9s d\u2019aller voir ailleurs. Mais la grande surprise, \u00e7a a quand m\u00eame \u00e9t\u00e9 Malaparte. Malaparte, pour nous c\u2019\u00e9tait le facho, celui qui avait louvoy\u00e9, avec ce grand malaise quand on lit notamment \u00ab&nbsp;<strong>Kaputt<\/strong>&nbsp;\u00bb, o\u00f9 il se trouve avec les types de la Gestapo. Et c\u2019est en m\u00eame temps un auteur extraordinaire. Quand il est dans le r\u00e9cit hallucin\u00e9 du ghetto de Varsovie, ou quand, dans la sc\u00e8ne finale, tous les \u00e9clop\u00e9s sortent des caves de Naples et traversent la ville pour aller se r\u00e9fugier dans les grottes, c\u2019est d\u2019une puissance\u2026<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Le XIX\u00b0 avait \u00e9t\u00e9 le si\u00e8cle du r\u00e9alisme, celui du primat de la \u00ab\u00a0ligne\u00a0\u00bb Balzac-Tolsto\u00ef. Pour le XXe, on ne voit pas vraiment se d\u00e9gager une ligne g\u00e9n\u00e9rale. A moins que celle-ci ne consiste pr\u00e9cis\u00e9ment en une constante remise en question du roman par lui-m\u00eame\u00a0?<\/h5>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Ce qu\u2019on voit quand m\u00eame, c\u2019est la force de l\u2019h\u00e9ritage du XIXe et comment les uns et les autres ont compos\u00e9 avec celui-ci. Certains, comme Grossman, en le prenant int\u00e9gralement, mais en l\u2019adaptant aux probl\u00e9matiques du XXe. D\u2019autres, comme Malaparte et Claude Simon, en affichant la pr\u00e9sence du narrateur qui dit \u00ab&nbsp;j\u2019ai vu&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;je suis \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019untel&nbsp;\u00bb. C\u2019est la puissance du t\u00e9moin, qu\u2019on retrouve dans tous ces livres.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">C\u2019est ce qui explique que vous avez personnellement choisi d\u2019\u00e9crire sur Vassili Grossman et sur Claude Simon\u00a0? Pour vous, ce sont deux marqueurs du XXe, d\u2019abord en tant que t\u00e9moins\u00a0?<\/h5>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Le Claude Simon du \u00ab&nbsp;<strong>Jardin des plantes<\/strong>&nbsp;\u00bb a non seulement racont\u00e9 son si\u00e8cle, mais il se pose aussi \u00e9videmment les questions qui se sont pos\u00e9es aux romanciers par rapport \u00e0 la probl\u00e9matique sur la l\u00e9gitimit\u00e9 du roman. La modernit\u00e9 litt\u00e9raire avait \u00e9vacu\u00e9 le r\u00e9f\u00e9rentiel et le r\u00e9el, n\u2019en avait fait qu\u2019un pur jeu de langue. Et l\u00e0, on a le r\u00e9el assourdissant du XXe.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Le roman para\u00eet donc \u00eatre la seule forme esth\u00e9tique capable de rendre compte du si\u00e8cle, alors qu\u2019il y a encore trente ans on le d\u00e9clarait moribond sinon mort. Comment expliquer cette r\u00e9sistance\u00a0?<\/h5>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Parce qu\u2019on passe par-dessus ses engagements id\u00e9ologiques, pour garder du monde des brass\u00e9es de visions hallucinantes. Le roman va s\u2019int\u00e9resser \u00e0 des choses qui n\u2019int\u00e9ressent ni les historiens ni les sociologues. Et qui passent \u00e0 l\u2019as. Le pouvoir holographique du roman va faire qu\u2019il va s\u2019attacher \u00e0 un rien de l\u2019histoire du monde, et que ce rien va nous raconter cette histoire.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Vous nous dites donc qu\u2019il y a un d\u00e9couplage du roman par rapport \u00e0 l\u2019id\u00e9ologie\u2026<\/h5>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">\u2026Oui, il y a une vraie ind\u00e9pendance par rapport aux id\u00e9ologies dominantes. Il y a une ind\u00e9pendance du romancier qui fait la sourde oreille au dehors, pour rendre compte au mieux de ce dont il veut t\u00e9moigner. C\u2019est la solitude de l\u2019\u00e9crivain, chez Grossman, chez Claude Simon et m\u00eame aussi chez Faulkner\u2026<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u2026qui appara\u00eet au bout du compte, dans ce volume de la NRF, comme la figure centrale du XX\u00e8me si\u00e8cle\u2026<\/h5>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">\u2026parce qu\u2019il y a en m\u00eame temps le c\u00f4t\u00e9 holographique, avec son comt\u00e9 qui devient l\u2019histoire du monde, et l\u2019aspect formel&nbsp;: c\u2019est dans Faulkner que Claude Simon d\u00e9couvre l\u2019usage de la phrase longue.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Vous dites, dans l\u2019introduction co-r\u00e9dig\u00e9e avec Antoine Gallimard, que c\u2019est gr\u00e2ce au roman que certains pans de l\u2019histoire du XXe sont parvenus \u00e0 notre connaissance\u00a0!<\/h5>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Le roman s\u2019est int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 ce qui n\u2019int\u00e9ressait pas les historiens. J\u2019ai fait un documentaire sur la poche de Saint-Nazaire, qui a \u00e9t\u00e9 le dernier territoire lib\u00e9r\u00e9 en France, le 11 mai 1945. Pendant neuf mois, on a continu\u00e9 d\u2019y vivre sous l\u2019occupation allemande alors que tout le reste du territoire \u00e9tait lib\u00e9r\u00e9. Je suis all\u00e9 le pr\u00e9senter au M\u00e9morial de Caen, en pr\u00e9sence d\u2019historiens de la Seconde guerre mondiale. Ils nous on dit \u00ab&nbsp;mais nous \u00e7a ne nous int\u00e9resse pas, pour nous c\u2019est un d\u00e9tail&nbsp;\u00bb. L\u2019Histoire ne s\u2019int\u00e9resserait pas au comt\u00e9 de Faulkner.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Deux interventions dans le volume tranchent par la diff\u00e9rence du propos. Ce sont les articles de Pierre Bergounioux et Patrick Chamoiseau. Ils ne r\u00e9pondent pas \u00e0 votre question et d\u00e9veloppent plut\u00f4t une th\u00e9orie du roman.<\/h5>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Bergounioux se situe au centre de l\u2019histoire du roman. Chamoiseau est \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie, il conteste le roman occidental dans sa forme universelle, d\u00e9nonce sa toute-puissance. Il est dans une r\u00e9invention du r\u00e9cit, dans un combat. Le texte combattant, c\u2019est celui de Chamoiseau. Il est celui qui ne baisse pas la garde devant le roman. Alors que Bergounioux se tient dans l\u2019histoire litt\u00e9raire des deux derniers si\u00e8cles et nous dit en quoi le roman est impossible de fait, mais pourquoi il vit.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Pr\u00e9cis\u00e9ment, par rapport \u00e0 quoi peut se construire aujourd\u2019hui le roman\u00a0?<\/h5>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Il y a une question qui n\u2019est pas contestable, c\u2019est la n\u00e9cessit\u00e9 du r\u00e9cit, le besoin de dire le monde. Pour le sens, tout simplement. On le voit maintenant avec Internet, o\u00f9 tout seul dans son coin en quelques clics on peut passer pour omniscient et donner l\u2019impression d\u2019\u00eatre Pic de la Mirandole. Contre cet envahissement des informations, je crois que ce qui va occuper le terrain pendant un moment, c\u2019est le roman-enqu\u00eate. On passe du romancier-t\u00e9moin&nbsp; -Malaparte, Grossman, Simon\u2026- au romancier qui m\u00e8ne l\u2019enqu\u00eate, n\u2019est plus dans l\u2019illusion romanesque, a devant lui tous les \u00e9l\u00e9ments pour pouvoir enqu\u00eater et prendre connaissance du monde, mais en interrogeant chaque source, pour savoir si elle n\u2019est pas manipul\u00e9e. Le t\u00e9moin, c\u2019est celui qui se d\u00e9place. Au lieu que l\u00e0, il y a des webcams partout. Donc comment faire ce r\u00e9cit du monde avec ces informations qui arrivent de partout, sachant qu\u2019on est un t\u00e9moin indirect&nbsp;? C\u2019est ce que vivent tous les journalistes qui passent leur temps dans les bureaux. Maintenant on n\u2019a plus besoin d\u2019\u00eatre sur place, on vous demande une lecture des informations que vous recevez. Ce qui veut dire que le narrateur, qui va prendre cette information, devra s\u2019interroger et toujours dire d\u2019o\u00f9 il tient celle-ci et quel degr\u00e9 de l\u00e9gitimit\u00e9 il lui accorde. Cela bouleverse compl\u00e8tement la lecture du monde.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Et dans tout ce processus, vous pensez que le roman r\u00e9investit les territoires dont il avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 par les sciences humaines\u00a0?<\/h5>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Oui, parce qu\u2019il y a aujourd\u2019hui un besoin d\u2019interpr\u00e9tation qui va se retrouver dans le roman. Celui-ci se r\u00e9approprie l\u2019un de ses fondamentaux, il a son mot \u00e0 dire sur le monde. On conna\u00eet maintenant ses possibles d\u00e9rives, ce ton imp\u00e9rieux de celui qui annonce la v\u00e9rit\u00e9 au monde. Mais on avait annonc\u00e9 le roman mort et quand on se retourne, on voit qu\u2019il n\u2019a fait qu\u2019enregistrer la marche du monde. Le XXe est un si\u00e8cle d\u2019une richesse inou\u00efe du point de vue romanesque. On change de focale par rapport au XIXe. On est dans le grand angle. Parce que le roman du XX\u00e8me s\u2019est construit sur la d\u00e9sillusion. La grande litt\u00e9rature du XXe est une litt\u00e9rature de la souffrance. On passe du t\u00e9moin-reporter de la souffrance au corps souffrant qui t\u00e9moigne. Cela fait des ann\u00e9es que je d\u00e9couvre la litt\u00e9rature des camps allemands et sovi\u00e9tiques&nbsp;: l\u2019apport essentiel du XXe si\u00e8cle, c\u2019est \u00e7a.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Ce changement de focale, comment s\u2019op\u00e8re-t-il\u00a0?<\/h5>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Il y a un an, j\u2019ai fait une conf\u00e9rence au Coll\u00e8ge de France. Je suis parti d\u2019une phrase de Saint-Simon, qui parle d\u2019une bataille. Il \u00e9voque le roi d\u2019Espagne qui est sur une colline avec tout l\u2019\u00e9tat-major. Saint-Simon fait 50 pages sur le roi et son \u00e9tat-major, les \u00ab&nbsp;mais je vous en prie&nbsp;\u00bb etc.\u2026 Et puis il y a la bataille en bas, quand m\u00eame. Sur celle-ci il a une seule phrase&nbsp;: \u00ab&nbsp;De part et d\u2019autre il y eut de grands carnages et tr\u00e8s peu de prisonniers&nbsp;\u00bb. Cela, c\u2019est justement aujourd\u2019hui tout ce qui nous occupe. Toute la litt\u00e9rature pendant deux si\u00e8cles op\u00e8re ce renversement de perspective. Pour arriver au c\u0153ur de la bataille, du corps souffrant de celui qui endure. Cela me para\u00eet central dans la litt\u00e9rature du XXe. La valeur du t\u00e9moignage est li\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9preuve.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">Entretien r\u00e9alis\u00e9 par Jean-Claude Lebrun<\/h5>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Un faisceau d\u2019\u00e9clairages<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00ab\u00a0Le roman du XXe\u00a0\u00bb, sous la direction de Jean Rouaud, La Nouvelle Revue Fran\u00e7aise, 272 pages, 22,50 euros.<\/h5>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Sans pr\u00e9tendre \u00e0 une impossible exhaustivit\u00e9, le cahier de la NRF propose un ensemble remarquable par la multiplicit\u00e9 des angles de vue. On pourra certes relever une pertinence quelquefois in\u00e9gale, puisqu\u2019on va ici du simple journalisme litt\u00e9raire \u00e0 la grande synth\u00e8se th\u00e9orique, mais il ressort de cette pluralit\u00e9 de regards fran\u00e7ais (Bergounioux, Chamoiseau, Forest, Kaddour, Rouaud\u2026) et \u00e9trangers (De Luca, Fuentes, Oz, Vargas Llosa\u2026) une vision r\u00e9nov\u00e9e du XXe si\u00e8cle romanesque, qui aurait davantage encore convaincu si elle avait accord\u00e9 une place aux litt\u00e9ratures d\u2019Extr\u00eame-Orient et d\u2019Afrique, ignor\u00e9es de tous les intervenants.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">J.-C. 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