{"id":2353,"date":"2025-04-21T18:11:11","date_gmt":"2025-04-21T16:11:11","guid":{"rendered":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/?p=2353"},"modified":"2025-04-21T18:24:13","modified_gmt":"2025-04-21T16:24:13","slug":"antoine-billot","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2025\/04\/21\/antoine-billot\/","title":{"rendered":"Antoine BILLOT"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading alignfull has-text-align-center\"><strong>L\u2019on se souvient du tr\u00e8s renversant \u201c<em>Monsieur Bovary<\/em>&nbsp;\u00bb d\u2019Antoine Billot (Gallimard, 2006), dans lequel le romancier faisait de Charles, le falot mari d\u2019Emma, la figure centrale d\u2019un texte qui bouleversait les \u00e9clairages habituels et ouvrait d\u2019inattendues et fructueuses pistes de lecture. Dans une semblable perspective, il fait aujourd\u2019hui surgir au premier plan celle qui, de 1928 \u00e0 la mort de celui-ci en 1934, partagea la vie d\u2019Alexandre Stavisky, personnage de financier sulfureux consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un des plus grands escrocs du si\u00e8cle dernier<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"210\" height=\"300\" src=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/BILL-210x300.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-2356\" srcset=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/BILL-210x300.png 210w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2025\/04\/BILL.png 534w\" sizes=\"auto, (max-width: 210px) 100vw, 210px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Elle s\u2019appelait Arlette Simon. N\u00e9e en 1903, elle avait \u00e9t\u00e9 mannequin pour Coco Chanel et avait donc \u00e9pous\u00e9 \u00ab&nbsp;Sacha&nbsp;\u00bb, Alexandre Stavisky, n\u00e9 en 1886, fils d\u2019un chirurgien-dentiste juif de la r\u00e9gion de Kiev et mort le 8 janvier 1934 \u00e0 Chamonix. La veille, la police l\u2019avait retrouv\u00e9 baignant dans son sang, deux balles log\u00e9es dans la t\u00eate, au rez-de-chauss\u00e9e du chalet \u00ab&nbsp;<em>Le vieux logis<\/em>.&nbsp;\u00bb Contre toute logique, les enqu\u00eateurs avaient pr\u00e9cipitamment conclu \u00e0 un suicide&nbsp;: sa disparition en arrangeait plus d\u2019un dans certaines hautes sph\u00e8res politiques. Antoine Billot, s\u2019appuyant tr\u00e8s rigoureusement sur cette trame biographique, en construit une fa\u00e7on de contre-r\u00e9cit. Il institue Arlette Stavisky t\u00e9moin direct et narratrice \u00e0 la premi\u00e8re personne de ce qui \u00e9tait devenu \u00ab&nbsp;<em>l\u2019affaire Stavisky<\/em>&nbsp;\u00bb et avait servi de d\u00e9clencheur aux \u00e9meutes fascisantes et antis\u00e9mites du 6 f\u00e9vrier 1934. En m\u00eame temps qu\u2019il restitue l\u2019ambiance \u00e9lectrique de l\u2019entre-deux-guerres il brosse le portrait de cette femme, fille d\u2019un pharmacien de Blois, tout ensemble actrice et victime de l\u2019Histoire. En \u00e9pigraphe il cite Colette, \u00ab&nbsp;<em>ce n\u2019est pas l\u00e0 le bilan d\u2019une ogresse<\/em>&nbsp;\u00bb, pour annoncer d\u00e9j\u00e0 que ce r\u00e9cit pourra \u00e9galement \u00eatre lu comme une fa\u00e7on de plaidoyer. Arlette Simon, profitant certes du soutien de Coco Chanel, puis de sa liaison au d\u00e9but des ann\u00e9es 1920 avec le plasticien Romualdo Mora, dont le romancier fait un v\u00e9ritable portrait \u00e0 la pointe s\u00e8che&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Dans les yeux une sorte de bonheur sauvage qui fait oublier son \u00e2ge, l\u2019opacit\u00e9 de son existence, la futilit\u00e9 probable de son nomadisme mondain, l\u2019arrogance involontaire de son mode de vie artiste, ses p\u00e9rils<\/em>.&nbsp;\u00bb Elle fut d\u2019abord son mod\u00e8le, devint peu \u00e0 peu son amante, ce qui lui permit d\u2019acc\u00e9der \u00e0 une enviable&nbsp; position dans les cercles parisiens. Elle n\u2019en dut cependant pas moins endurer les vexations li\u00e9es \u00e0 son genre.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Pour le plus grand nombre elle resterait comme l\u2019incarnation de la parvenue<\/strong><\/h4>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Apr\u00e8s la mort de son p\u00e8re, traumatis\u00e9 \u00e0 jamais par la boucherie de 1914-1918, et la fructueuse vente de la pharmacie par sa veuve, elle avait d\u00e9m\u00e9nag\u00e9 avec elle \u00e0 Paris dans le quartier de Passy. Arlette devait chaque nuit y subir&nbsp; dans sa chambre la visite de l\u2019amant de sa m\u00e8re, le \u00ab&nbsp;<em>Gigolo<\/em>&nbsp;\u00bb ainsi qu\u2019elle le surnommait, avec \u00ab&nbsp;<em>son endurance tranquille<\/em> \u00bb qui s\u2019\u00e9tait promis de la soumettre \u00ab<em>comme les autres<\/em>.&nbsp;\u00bb Un jour elle \u00e9tait partie. Il y avait donc eu la rencontre avec Mora. Pour elle une p\u00e9riode de reprise de souffle. Ils \u00e9taient peu \u00e0 peu devenus amants. Puis son &nbsp;&nbsp;compagnon l\u2019avait install\u00e9e dans \u00ab&nbsp;<em>un luxueux appartement \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du parc Monceau<\/em>.&nbsp;\u00bb Lui-m\u00eame, dont les sculptures se vendaient bien, avait son atelier dans la tr\u00e8s chic rue Alfred de Vigny. Antoine Billot reconstitue l\u2019itin\u00e9raire de celle qui \u00e9tait devenue Madame&nbsp; Stavisky. Pour le plus grand nombre elle resterait comme l\u2019incarnation de la parvenue qui avait profit\u00e9 largement de la situation avant d\u2019\u00eatre emport\u00e9e dans le maelstr\u00f6m d\u2019une affaire qui la d\u00e9passait. A cette image transmise par la tradition, il oppose les hypoth\u00e8ses de son imagination de romancier. Non pas pour une quelconque r\u00e9vision du jugement port\u00e9 sur les men\u00e9es de son mari et son \u00ab&nbsp;<em>ing\u00e9niosit\u00e9 fripouille<\/em>&nbsp;\u00bb, mais pour tenter de d\u00e9m\u00ealer ce qui la liait \u00e0 cet homme douteux. Elle avait quand m\u00eame pay\u00e9 de quatorze mois \u00e0 la de la Petite Roquette, ce qui, de toute \u00e9vidence, relevait d\u2019une complicit\u00e9 plus que passive et lui avait permis de mener grand train jusqu\u2019au bout.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Ce qui fait la force de ce nouveau livre d\u2019Antoine Billot, c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cette mise en \u00e9vidence des ambigu\u00eft\u00e9s du personnage<\/strong><\/h4>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Con\u00e7u dans une perspective clairement f\u00e9ministe, le livre s\u2019inscrit dans le courant actuel de r\u00e9\u00e9valuation, qui s\u2019attache \u00e0 faire sortir de l\u2019ombre celles dont les maris ou amants avaient pris toute la lumi\u00e8re. On pense dans la derni\u00e8re p\u00e9riode \u00e0 &nbsp;\u00ab&nbsp;<em><strong>L\u2019invisible<\/strong> <strong>Madame Orwell<\/strong><\/em>&nbsp;\u00bb d\u2019Anna Funder (traduit de l\u2019anglais par Carine Chichereau, Editions H\u00e9lo\u00efse d\u2019Ormesson, Prix du meilleur livre \u00e9tranger 2024) ou au tout r\u00e9cent livre de Camille Leboulanger \u00ab<em>&nbsp;<strong>Jenny Marx, vivre et lutter avec Karl<\/strong><\/em>&nbsp;\u00bb (Editions Textuel). Antoine Billot a ici pris le parti de la chronologie, ouvrant chaque chapitre par une date, depuis le 15 ao\u00fbt 1915, quand la fillette de douze ans s\u2019\u00e9tait gliss\u00e9e \u00ab&nbsp;<em>en tremblant<\/em>&nbsp;\u00bb dans le r\u00e9frig\u00e9rant cabinet de travail de son p\u00e8re en permission, jusqu\u2019au 28 juillet 1974, quand de retour en France avec son mari am\u00e9ricain apr\u00e8s trois d\u00e9cennies d\u2019exil, elle commen\u00e7a par vitup\u00e9rer la presse qui continuait de s\u2019attaquer \u00e0 Stavisky. Il lui restait alors quatorze ans \u00e0 vivre et elle n\u2019avait manifestement pas entrepris le moindre <em>mea culpa<\/em>. Entretemps, toujours port\u00e9e par ses go\u00fbts de luxe et une totale absence de conscience, elle avait tremp\u00e9 dans la collaboration, s\u2019\u00e9tait r\u00e9fugi\u00e9e \u00e0 Porto Rico, avait gagn\u00e9 les USA. Une vie d\u2019aventuri\u00e8re, dont la soif de libert\u00e9 ne s\u2019\u00e9tait jamais embarrass\u00e9e de scrupules. &nbsp;Ce qui fait la force de ce nouveau livre d\u2019Antoine Billot, c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cette mise en \u00e9vidence des ambigu\u00eft\u00e9s d\u2019un personnage certes victime du statut social de son genre, mais \u00e9pousant sans sourciller les turpitudes de sa classe sociale. De ce passionnant r\u00e9cit, on retiendra l\u2019\u00e9criture aff\u00fbt\u00e9e et le constant esprit dialectique. En l\u2019esp\u00e8ce un mod\u00e8le du genre.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;<strong><em>Madame Stavisky<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb d\u2019Antoine Billot, Editions Gallimard, 240 pages, 20,50 \u20ac<\/h5>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">24\/04\/2025 &#8211; 1740 &#8211; W120<\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019on se souvient du tr\u00e8s renversant \u201cMonsieur Bovary&nbsp;\u00bb d\u2019Antoine Billot (Gallimard, 2006), dans lequel le romancier faisait de Charles, le falot mari d\u2019Emma, la figure centrale d\u2019un texte qui bouleversait les \u00e9clairages habituels et ouvrait d\u2019inattendues et fructueuses pistes de lecture. 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