{"id":2678,"date":"2025-11-10T15:29:34","date_gmt":"2025-11-10T14:29:34","guid":{"rendered":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/?p=2678"},"modified":"2025-11-11T15:23:57","modified_gmt":"2025-11-11T14:23:57","slug":"camille-leyvraz","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2025\/11\/10\/camille-leyvraz\/","title":{"rendered":"Camille LEYVRAZ"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"wp-block-heading alignfull has-text-align-center\"><strong>Camille Leyvraz, n\u00e9e en Suisse, n\u2019est pas encore trentenaire. Elle vient de faire para\u00eetre &nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Rouille<\/em>&nbsp;\u00bb, un premier roman publi\u00e9 par <em>La Veilleuse<\/em>, une maison d\u2019\u00e9dition implant\u00e9e \u00e0 Lausanne. Le programme de celle-ci appara\u00eet \u00e0 la fois simple et terriblement ambitieux&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>faire d\u00e9couvrir des fa\u00e7ons in\u00e9dites de sentir et d\u2019\u00e9crire le monde<\/em>.&nbsp;\u00bb Le livre de Camille Leyvraz s\u2019en pr\u00e9sente assur\u00e9ment comme une parfaite illustration<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-medium\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"217\" height=\"300\" src=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/LEYVRAZ-217x300.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-2682\" srcset=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/LEYVRAZ-217x300.jpg 217w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/LEYVRAZ-741x1024.jpg 741w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/LEYVRAZ-768x1062.jpg 768w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/LEYVRAZ-1111x1536.jpg 1111w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/LEYVRAZ-1482x2048.jpg 1482w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2025\/11\/LEYVRAZ.jpg 1716w\" sizes=\"auto, (max-width: 217px) 100vw, 217px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">En une succession de chapitres courts, telle une respiration opprim\u00e9e, une jeune femme raconte. Ou plut\u00f4t exhale par \u00e0-coups tout ce qui bouillonne en elle depuis qu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 viol\u00e9e. Cela se passe dans un monde recul\u00e9, comme oubli\u00e9 de la modernit\u00e9. Un village dont on&nbsp; ne conna\u00eetra jamais le nom, dans lequel on trait encore les vaches \u00e0 la main, tandis que la charrette y fait figure d\u2019unique moyen de d\u00e9placement, que la \u00ab&nbsp;<em>femme sage<\/em>&nbsp;\u00bb y tient lieu de seule instance m\u00e9dicale et qu\u2019on bat encore le linge au lavoir. Dans une saisissante sc\u00e8ne inaugurale la narratrice prise de naus\u00e9e, apparemment sur le point d\u2019accoucher, est agripp\u00e9e au dos du fr\u00e8re qui la porte jusqu\u2019\u00e0 la maison o\u00f9 se tiennent le p\u00e8re et la m\u00e8re. Inutile de chercher ici quelque possessif qui dirait un lien. Ni le moindre nom. Quelque chose monte dans la gorge de la jeune femme, \u00ab&nbsp;<em>une tristesse aqueuse<\/em>&nbsp;\u00bb dont elle \u00e9voque avec un naturalisme cru, de fa\u00e7on quasi expressionniste, la pr\u00e9sence dans sa bouche&nbsp;:&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>Je crache. Je tousse, racle les parois de ma gorge. Rauque. Je rassemble ce que j\u2019y ai trouv\u00e9, le fais glisser sur ma langue, le malaxe, tente de la s\u00e9parer en plusieurs morceaux, mais c\u2019est trop solide<\/em>.&nbsp;\u00bb Le ton est donn\u00e9, qui ne se d\u00e9mentira pas jusqu\u2019au terme du bouleversant r\u00e9cit. Il n\u2019est certainement pas inutile de pr\u00e9ciser que Camille Leyvraz est l\u2019autrice d\u00e9j\u00e0 de deux recueils de po\u00e9sie.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Quelle distinction op\u00e9rer entre sa grossesse et celle d\u2019une vache qui s\u2019appr\u00eate \u00e0 v\u00ealer&nbsp;? Entre ses seins et les pis du ruminant&nbsp;?<\/strong><\/h4>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Quand le fr\u00e8re ne la porte pas sur son dos il la charrie dans une brouette. En un geste ambigu. A la fois protecteur, lui \u00e9viter de se fatiguer, et d\u00e9pr\u00e9ciatif, celle qui a \u00e9t\u00e9 viol\u00e9e ne m\u00e9rite pas mieux. Le village rest\u00e9 en marge n\u2019en r\u00e9sonne pas moins d\u2019\u00e9chos actuels, au fond \u00e9ternels. D\u2019autant plus fort encore, quand on peut soup\u00e7onner le fr\u00e8re d\u2019avoir r\u00e9gl\u00e9 son compte au violeur. Au fil de son monologue la narratrice se repr\u00e9sente assez peu diff\u00e9rente de ce qui l\u2019entoure, en tout cas sans le moindre privil\u00e8ge d\u2019humanit\u00e9. Quelle distinction op\u00e9rer entre sa grossesse et celle d\u2019une vache qui s\u2019appr\u00eate \u00e0 v\u00ealer&nbsp;? Entre ses seins et les pis du ruminant&nbsp;? Les animaux sont au demeurant ici les seuls \u00e0 \u00eatre d\u00e9sign\u00e9s par leurs noms, la Noiraude, la Lise. Pas de nom pour la fille \u00ab&nbsp;<em>d\u00e9shonneur de la famille.<\/em>&nbsp;\u00bb Tout cela vient de loin. Lorsqu\u2019un jour le p\u00e8re s\u2019entaille le bras avec une lame de faux, il ne lui vient \u00e9videmment pas \u00e0 l\u2019esprit d\u2019aller consulter. Il se soignera selon l\u2019ancestrale fa\u00e7on&nbsp;: de l\u2019alcool et les asticots grouillant dans la plaie envahie par le pus feront parfaitement l\u2019affaire. Quant \u00e0 la m\u00e8re, qui \u00e0 l\u2019instar des habitants du village n\u2019a pas de mots assez blessants pour cataloguer sa fille viol\u00e9e et enceinte, elle pr\u00e9f\u00e8rera je\u00fbner que de laisser la future m\u00e8re avoir faim&nbsp;: des habitudes et des valeurs transmises de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration ont ici force de loi. C\u2019est dans une complexit\u00e9 bien plus grande qu\u2019il n\u2019y paraissait d\u2019abord que s\u2019ancre ainsi le r\u00e9cit.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<h4 class=\"wp-block-heading\"><strong>Camille Leyvraz ne choisit pas la voie d\u2019une lecture univoque, mais sugg\u00e8re des mouvements obscurs, violents et contradictoires venus des profondeurs intimes<\/strong><\/h4>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Par exemple aussi le fr\u00e8re, dont l\u2019attitude exag\u00e9r\u00e9ment protectrice frise l\u2019anormalit\u00e9. Incarnation d\u2019une domination masculine sans complexe ou un peu plus que cela\u00a0? La question ne manque pas d\u2019effleurer l\u2019esprit du lecteur. Et pour fini la narratrice elle-m\u00eame, litt\u00e9ralement \u00e9cartel\u00e9e entre le refus de l\u2019enfant \u00e0 venir (\u00ab\u00a0<em>Il n\u2019aura rien de moi, jamais. Point de caresses, de tendresse, jamais sa main contre la mienne<\/em>\u00a0\u00bb)et un attachement qui peu \u00e0 peu se fait jour. Malgr\u00e9 ses tentatives, maladroites et dangereuses, d\u2019avorter. L\u00e0 encore Camille Leyvraz ne choisit pas la voie d\u2019une lecture univoque, mais sugg\u00e8re des mouvements obscurs, violents et contradictoires venus des profondeurs intimes\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Je pose mes mains sur le ventre, la bosse est toujours l\u00e0. \u00a0Je toque. \u00c7<\/em>a<em> ne bouge pas. Je toque fort, plus fort, je tambourine. Tu es toujours l\u00e0\u00a0? Rien. J\u2019ai comme un coup dans la poitrine, \u00e7a bloque, l\u2019air fait mal en passant. Je me redresse, je regarde la bosse, je ne la frappe plus. \u00c7<\/em>a<em> dort peut-\u00eatre seulement<\/em>.\u00a0\u00bb On reste admiratif devant cette mani\u00e8re de dire en une suite de br\u00e8ves ind\u00e9pendantes juxtapos\u00e9es l\u2019intensit\u00e9 des forces \u00e0 l\u2019\u0153uvre. Comme devant\u00a0 l\u2019utilisation du <em>\u00e7a<\/em>, pour d\u2019un m\u00eame mouvement renvoyer au refus banal de nommer le corps \u00e9tranger et faire venir le <em>\u00e7a<\/em> de la psychanalyse.<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Incontestablement Camille Leyvraz fait ici entendre une voix nouvelle, capable de faire tenir ensemble une fa\u00e7on ancestrale d\u2019\u00eatre au monde et une expression d\u00e9sinhib\u00e9e, r\u00e9solument moderne. C\u2019est en effet un double plaisir qu\u2019engendre \u00ab&nbsp;<strong><em>Rouille<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb : celui d\u2019une fascinante lecture en m\u00eame temps que celui de la certitude d\u2019une v\u00e9ritable d\u00e9couverte.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;<strong><em>Rouille<\/em><\/strong>&nbsp;\u00bb de Camille Leyvraz, Editions La Veilleuse, &nbsp;collection &nbsp;Nuits blanches, 144 pages, 16 \u20ac<\/h5>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">13\/11\/2025 \u2013 1763 \u2013 W143<\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Camille Leyvraz, n\u00e9e en Suisse, n\u2019est pas encore trentenaire. Elle vient de faire para\u00eetre &nbsp;\u00ab&nbsp;Rouille&nbsp;\u00bb, un premier roman publi\u00e9 par La Veilleuse, une maison d\u2019\u00e9dition implant\u00e9e \u00e0 Lausanne. 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