{"id":904,"date":"2023-01-10T17:40:02","date_gmt":"2023-01-10T16:40:02","guid":{"rendered":"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/?p=904"},"modified":"2023-01-24T15:38:53","modified_gmt":"2023-01-24T14:38:53","slug":"marie-helene-lafon","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/2023\/01\/10\/marie-helene-lafon\/","title":{"rendered":"Marie-H\u00e9l\u00e8ne Lafon"},"content":{"rendered":"\n<h4 class=\"has-text-align-center wp-block-heading\"><strong><em>Marie-H\u00e9l\u00e8ne Lafon<\/em><\/strong><\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"alignwide has-text-align-center wp-block-heading\"><strong>Dans un roman au titre \u00e0 double lecture, l\u2019auteure en m\u00eame temps fait &nbsp;retour sur le pass\u00e9 et assume sa pratique de l\u2019\u00e9criture comme r\u00e9invention<\/strong><\/h4>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image alignleft size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/MH-LAFON.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-902\" width=\"389\" height=\"499\" srcset=\"https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/MH-LAFON.jpg 518w, https:\/\/jclebrun.eu\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/01\/MH-LAFON-234x300.jpg 234w\" sizes=\"auto, (max-width: 389px) 100vw, 389px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Ce qui frappe d\u2019embl\u00e9e \u00e0 la lecture de ce nouveau livre de la&nbsp; romanci\u00e8re de l\u2019enracinement dans le \u00ab&nbsp;d\u00e9sert central&nbsp;\u00bb, c\u2019est son organisation en trois parties de tr\u00e8s in\u00e9gales dimensions, se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 des dates marquantes d\u2019une histoire familiale qui se d\u00e9roule sur une p\u00e9riode de 54 ans. D\u2019abord le samedi 10 et le dimanche 11 juin 1967, puis le dimanche 19 mai 1974, enfin le jeudi 28 octobre 2021. &nbsp;Leurs \u00e9vocations successives couvrent 67pages, puis 28 pages, pour litt\u00e9ralement fondre en \u00e0 peine 4 pages \u00e0 la fin. Leurs tonalit\u00e9s diff\u00e8rent \u00e9galement du tout au tout. Elles ont pour espace unique le Cantal, non pas simple d\u00e9cor pour quelque couleur locale, mais pourvoyeur d\u2019un v\u00e9ritable ADN&nbsp;: sur ses terres au rude climat l\u2019on travaille dur et l\u2019on ne perd pas son temps en vaines paroles, l\u2019on s\u2019y doit en toutes circonstances de \u00ab&nbsp;<em>tenir son rang<\/em>.&nbsp;\u00bb Trois fermes, distantes de plusieurs dizaines de &nbsp;kilom\u00e8tres se pr\u00e9sentent comme les v\u00e9ritables p\u00f4les, g\u00e9ographiques autant qu\u2019existentiels, de cette histoire d\u2019un demi-si\u00e8cle. Celles &nbsp;qui avaient vu na\u00eetre et grandir les personnages centraux, du c\u00f4t\u00e9 de Saint-Flour, sur des terres situ\u00e9es de chaque c\u00f4t\u00e9 d\u2019une petite rivi\u00e8re, le R\u00e9sonnet&nbsp;; celle plus au nord, isol\u00e9e de tout dans la vall\u00e9e sauvage de la Santoire, qu\u2019ils avaient achet\u00e9e en 1963, apr\u00e8s leur mariage quatre ans plus t\u00f4t: \u00ab&nbsp;<em>une belle ferme, trente-trois hectares, une grande maison, vingt-sept vaches, un tracteur, un vacher, un commis, une bonne, une voiture<\/em>.&nbsp;\u00bb &nbsp;Le jeune couple de paysans s\u2019y \u00e9tait install\u00e9 avec ses deux petites filles, Isabelle et Claire. Quelques mois plus tard \u00e9tait n\u00e9 un troisi\u00e8me enfant, Gilles.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong>Cette femme dans sa ferme perdue, au beau milieu du XX\u00e8me si\u00e8cle, subit l\u2019antique suj\u00e9tion impos\u00e9e \u00e0 son genre<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">La m\u00e8re avait alors vingt-six ans. Le roman s\u2019ouvre quatre ans plus tard, par un incipit qui dans sa s\u00e9cheresse dit la mis\u00e8re d\u2019une vie conjugale&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Il dort sur le banc. Elle ne bouge pas, son corps est viss\u00e9 sur la chaise, les filles et Gilles sont dans la cour<\/em>.&nbsp;\u00bb La voix narrative que l\u2019on entendra tout du long ne laisse d\u2019entr\u00e9e de jeu planer aucun doute. Cette femme dans sa ferme perdue, au beau milieu du XX\u00e8me si\u00e8cle, subit l\u2019antique suj\u00e9tion impos\u00e9e \u00e0 son genre. On la d\u00e9couvrira bient\u00f4t dans son quotidien, r\u00e9duite au r\u00f4le de bonne \u00e0 tout faire, maltrait\u00e9e par son mari, victime de viols conjugaux. La premi\u00e8re partie du roman, de loin la plus \u00e9toff\u00e9e, lui est consacr\u00e9e, \u00e0 travers le r\u00e9cit de ce l\u2019on n\u2019appelait pas encore un week-end, le samedi 10 et le dimanche 11 juin 1967. Marie-H\u00e9l\u00e8ne Lafon d\u00e9peint un personnage mutique, qui ext\u00e9rieurement semblerait r\u00e9sign\u00e9 \u00e0 sa douloureuse destin\u00e9e. Mais qui \u00ab&nbsp;<em>a trouv\u00e9 des mots pour se parler \u00e0 elle<\/em>.&nbsp;\u00bb Usant d\u2019un langage silencieux pour appr\u00e9hender sa situation et d\u2019une certaine mani\u00e8re r\u00e9sister, quand autour d\u2019elle on la pense r\u00e9sign\u00e9e. Son texte r\u00e9ussit le tour de force, dans son extr\u00eame \u00e9conomie, de saisir simultan\u00e9ment l\u2019impassibilit\u00e9 des dehors et l\u2019effervescence du dedans, la bousculade des pens\u00e9es et sentiments. Laissant pressentir qu\u2019une rupture d\u00e9j\u00e0 se pr\u00e9pare.<\/h4>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Lorsque c\u2019est au tour du p\u00e8re d\u2019occuper le devant du r\u00e9cit, dans une deuxi\u00e8me partie dont il est le personnage central, les choses paraissent se complexifier. Marie-H\u00e9l\u00e8ne Lafon effectue maintenant un bond narratif de sept ans. On est au printemps de 1974 et le &nbsp;tyran domestique prend \u00e9paisseur humaine, n\u2019appara\u00eet plus tel un bloc de m\u00e9pris et de violence. Un pass\u00e9 remonte, du temps o\u00f9 il \u00e9tait appel\u00e9 au Maroc. Une femme avait partag\u00e9 sa vie, loin des rigueurs et des raideurs du plateau natal. Le p\u00e8re \u00e9tait donc capable d\u2019humanit\u00e9. L\u2019\u00e9pouse partie, \u00ab&nbsp;<em>il ne la pensait pas capable d\u2019un coup pareil<\/em>&nbsp;\u00bb, il n\u2019est d\u00e9sormais plus question d\u2019elle qu\u2019\u00e0 travers sa seule parole. Depuis le fatidique 11 juin 1967 il dormait seul. Le divorce avait \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9 trois ans plus tard, \u00ab&nbsp;<em>le 17 juin 1970, depuis qu\u2019il a la t\u00e9l\u00e9vision&nbsp;donc<\/em>.&nbsp;\u00bb La romanci\u00e8re \u00e9maille ainsi son texte d\u2019une foule d\u2019annotations et de r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 l\u2019actualit\u00e9 qui donnent \u00e0 son r\u00e9cit sa saisissante \u00e9paisseur. De la m\u00eame fa\u00e7on que la multiplication des dates, qui rendent omnipr\u00e9sent l\u2019\u00e9coulement du temps dans cette vall\u00e9e qu\u2019on pouvait imaginer absente \u00e0 l\u2019Histoire. On pense ici \u00e0 la r\u00e9flexion de Pierre Bergounioux sur l\u2019entr\u00e9e tardive du \u00ab&nbsp;d\u00e9sert central&nbsp;\u00bb dans celle-ci. Par diverses man\u0153uvres le p\u00e8re a mis la main sur l\u2019ensemble des biens du couple. Pas question pour lui d\u2019\u00e9corner le patrimoine acquis. L\u2019atavisme continue de r\u00e9genter son existence. A l\u2019oppos\u00e9 de son ex-\u00e9pouse.<\/h4>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow\">\n<p><strong>L\u2019alter ego romanesque de Marie-H\u00e9l\u00e8ne Lafon<\/strong><\/p>\n<\/blockquote>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Dans la t\u00e9nue troisi\u00e8me partie, Claire, la fille cadette, tient le premier r\u00f4le. En 2021 le p\u00e8re vient de mourir, alors que la m\u00e8re n\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 plus de ce monde. Dans une heure, ce jeudi 28 octobre, elle retrouverait sa s\u0153ur et son fr\u00e8re chez le notaire \u00e0 Murat, pour la vente de la ferme et des terres. Apr\u00e8s les pages r\u00e9sonnant de douleur et de fureur un \u00e9pilogue \u00e9tonnamment apais\u00e9. Une page du pass\u00e9 s\u2019est tourn\u00e9e, en m\u00eame temps que la source de l\u2019\u00e9criture est apparue. Impossible en effet de ne pas identifier en la personne de cinquante-neuf ans, qui s\u2019appr\u00eate \u00e0 signer avant de repartir \u00e0 Paris, l\u2019alter ego romanesque de Marie-H\u00e9l\u00e8ne Lafon. Telle Claire qu\u2019on voyait souvent perch\u00e9e dans un \u00e9rable devant la ferme, elle ne cesse d\u2019observer depuis ses d\u00e9buts, en 2001, son propre roman familial. Au terme de ces \u00ab&nbsp;Sources&nbsp;\u00bb, une\u2026claire &nbsp;mise en abymes.<\/h4>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">\u00ab\u00a0<strong>Les Sources<\/strong>, de Marie-H\u00e9l\u00e8ne Lafon, Buchet-Chastel, 128 pages, 16 \u20ac<\/h5>\n\n\n\n<h5 class=\"wp-block-heading\">19\/01\/2023 &#8211; 1642 &#8211; W23<\/h5>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marie-H\u00e9l\u00e8ne Lafon Dans un roman au titre \u00e0 double lecture, l\u2019auteure en m\u00eame temps fait &nbsp;retour sur le pass\u00e9 et assume sa pratique de l\u2019\u00e9criture comme r\u00e9invention Ce qui frappe d\u2019embl\u00e9e \u00e0 la lecture de ce nouveau livre de la&nbsp; romanci\u00e8re de l\u2019enracinement dans le \u00ab&nbsp;d\u00e9sert central&nbsp;\u00bb, c\u2019est son organisation en trois parties de tr\u00e8s [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_eb_attr":"","footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-904","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe"],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.4 - 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